Les aliments : Quand le plaisir devient souffrance

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“Le plaisir et la douleur ne sont que des aspects de l’esprit. Notre nature profonde tend vers le bonheur.” – Ramana Maharshi

Il y a quelques temps déjà, j’étais tombé sur un article des dangers de la consommation de sodas. Je ne suis pas un gros consommateur de soda, mais il m’arrive d’en boire à l’occasion. Pourtant, il est assez choquant de constater à quel point ils sont mauvais pour la santé !

Tout le monde ou presque sait à quel point les sodas sont bourrés de sucres, et donc très caloriques. Mais s’ils sont mauvais, ce n’est pas parce qu’ils contiennent du sirop de glucose-fructose concentré, qui se transforme entièrement en graisse dans l’organisme. Non, ça ce n’est que le cadet de vos soucis.

Car les sodas peuvent contenir du colorant caramel [additif E150d] considéré comme potentiellement cancérogène (il peut provoquer des cancers) par le Centre international de recherche sur le cancer. Ajoutez à cela l’aspartame (cancers du cerveau, du foie et des poumons), l’acide phosphorique (calculs rénaux, destruction de l’émail des dents et des os) et les sulfites (intolérances et allergies).

Avec tout cela, qui voudrait avaler ne serait-ce qu’une seule fois, un tel cocktail de substances nocives ?

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Bien entendu, je serais hypocrite si je disais que l’idée d’un soda fraîchement sorti du frigo, avec une part de pizza chaude ne me donnait pas envie de saliver. Et c’est bien là tout le problème, nous avons confondu le plaisir avec ce qui est bon pour nous.

Notre corps est conçu pour produire des endorphines (substances euphorisantes) lorsque nous faisons des activités plaisantes. Le seul problème, c’est que notre cerveau n’a pas de mécanisme pour contrôler le bien fondé de ces activités. Au mieux, notre estomac nous fait vomir lorsque l’on avale du poison pour l’organisme.

Pire encore, avec les exhausteurs de goût, les arômes synthétiques, les épaississants, tout est fait pour tromper nos sens. Ainsi, notre corps nous est d’aucune aide pour éviter ces aliments néfastes. Fort heureusement, il nous reste encore la logique pour savoir si ce que nous ingérons est bon ou non pour nous.

Le dilemme entre l’utile et l’agréable

Si nous choisissons le plaisir avant tout, alors nous allons au devant de graves problèmes. Prendre certaines drogues peut certainement être plaisant un temps mais si elles sont si bien pour nous, pourquoi existe-t-il des centres de désintoxication ?

Lorsque nous nous engageons dans des activités “agréables” notre esprit est attiré par celles-ci, et il nous invite alors à les répéter encore et encore. Elles deviennent de véritables aimants, qui attirent de plus en plus notre attention, et nous agirons de manière inconsidérée pour continuer à retrouver ces mêmes sensations plaisantes. C’est la définition même d’une addiction.

Il faut savoir que tout habitude se créer avec le temps. Nous développons facilement des habitudes, et tout ce qui nous est familier et agréable est soudain considéré comme étant “bon” pour nous.

Même en sachant que notre comportement présente des risques, nous sommes trop englué dedans pour le remettre en question, surtout que les risques ne sont pas flagrants. Il y a une expérience intéressante à lire d’ailleurs.

Un chercheur a laissé un chat dans une pièce et a fait sonné une clochette. Les oreilles du chat se sont dressées les premières fois que la clochette a sonnée, puis lorsqu’il a remarqué que celle-ci ne représentait pas un danger immédiat pour lui, il a commencé à l’ignorer. On appelle cela l’inhibition latente.

La société est devenue également “inhibée” aux sodas, pizzas, et autres produits de malbouffe. Il n’est d’ailleurs pas difficile de comprendre pourquoi nous nous sommes retrouvés dans cette situation.

Si cela vous fait du bien, alors faites-le“, voilà le message de notre société hédoniste aujourd’hui, et nous ne pouvons que constater les conséquences d’un tel message destructif, et cela dans tous les domaines.

⇒ L’obésité a atteint un seuil critique (notamment aux Etats-unis où le Texas a gagné le titre de l’Etat le plus gras du monde d’après le documentaire Super Size Me) et cela tout simplement parce que ces personnes font aveuglément confiance à leurs sens. Ainsi, si cela a l’air bon, alors ça l’est réellement.

Ils ignorent les messages de leurs corps qui montre des signes de dysfonctionnement avec le diabète, l’hypertension, les problèmes cardiaques… ces personnes là se tuent littéralement avec la nourriture qu’ils avalent.

⇒ Les maladies sexuellement transmissibles ne cessent de grimper en flèche dans les pays dits “développés”. Pourquoi ? Parce que ces personnes là ont de multiples partenaires qu’ils fréquentent sans protection, parce que c’est “cool” de vivre une sexualité débridée à notre ère, sans éducation ni responsabilité.

Ce qui conduit à des frais médicaux gigantesques chaque année, des grossesses non-voulues et pire, des avortements (qui ne cessent eux aussi d’augmenter malgré les moyens de contraception disponibles !).

⇒ Lire, pour beaucoup d’enfants, n’est plus l’expérience enrichissante qu’elle était. Durant mon adolescence, j’avais l’habitude de lire un Stephen King ou un Harry Potter sous la couverture le soir, et j’ai également lu des classiques comme Robinson Crusoé et Le Voyage au centre de la terre de Jules Verne, et ce n’était pas parce qu’on m’y a forcé à l’école ! J’ai ainsi appris comment apprécier les livres.

Aujourd’hui, les enfants ne lisent peu ou pas en dehors des livres obligatoires qu’on leur fait lire au collège ou au lycée (et non Facebook ce n’est pas un livre !) et passent leur temps libre sur les jeux vidéos ou sur les réseaux sociaux.

Le soucis c’est que je connais également des personnes de mon âge qui me disent ne pas aimer lire, ils préfèrent plutôt jouer aux jeux vidéos, regarder des séries Netflix ou sortir avec des amis… vous voyez le cercle vicieux ?

Pourtant ces mêmes personnes risquent de réduire drastiquement leurs chances de succès dans beaucoup de domaines, si elles ne savent pas tirer profit de la lecture.

Peut-être qu’elles n’ont jamais eu la chance d’avoir appris à aimer les livres, ou bien qu’étant enfant leurs parents privilégiaient la télévision plutôt que les livres. Depuis lors, lire pour eux est devenu “étrange“, “ennuyant“, “mauvais“, etc.

Je ne dis pas non plus que jouer aux jeux vidéos sont mauvais en lui-même – bien que je pense que la plupart n’ont pas un grand intérêt au-delà du divertissement – mais trop de quelque chose de “bon” peut être mauvais, pas vrai ?

Ce qui m’amène au point suivant.

Céder à tous les plaisirs ne vous rendra pas heureux

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Résister à certains plaisirs, parce que vous savez qu’ils ne sont pas bons pour vous est une marque de profonde maturité. Relisez cela à nouveau, mémorisez-le et redites-le à vous-même à 3 heures de l’après-midi (lorsque vous êtes le plus susceptible de manger des “mauvaises” choses) !

Grignoter la tablette de chocolat entière n’est pas une récompense, c’est une punition pour votre corps. Vous le maltraitez chaque fois que vous agissez de la sorte. Attraper des ISTs, dépenser tout votre argent dans les jeux de hasard, boire de l’alcool jusqu’à en vomir, tout cela peut être plaisant sur le moment, mais vous savez que ce n’est pas bon pour vous sur le long terme.

Il ne s’agit pas de devenir un vieux rabat-joie qui ne s’autorise aucun plaisir, mais plutôt de voir plus loin. Ce que vous cherchez c’est être heureux, pas le plaisir fugace d’un comportement destructeur. Et pour être heureux, être en bonne santé physique et mentale est un important pré-requis.

Lorsque vous ne pouvez pas vous empêcher de faire quelque chose, même en connaissant les risques et les dangers, c’est que vous ne contrôlez plus rien. Vous êtes devenu une machine qui subit ses propres actions, vous n’êtes plus dans le plaisir mais dans la souffrance.

Faire les “bonnes choses” c’est-à-dire saine pour vous, en dépit des émotions qui cherchent à vous en écarter est aussi un signe de maturité. Gérer ses émotions est un principe fondamental pour être heureux, car oui, nous avons des émotions positives et négatives qui nous traversent constamment.

Lorsque nous cherchons à privilégier uniquement les émotions positives, nous n’apprenons rien. Nous fuyons nos responsabilités, nous procrastinons, nous restons des éternels enfants dans un monde d’adultes. Ce n’est que lorsque nous acceptons notre part de souffrance au lieu de la fuir, que nous pouvons avancer.

Accepter d’échouer, de ne pas être assez bon, de ne pas avoir ce que nous désirons immédiatement, c’est ce qui nous permet de grandir en tant qu’individu. De nous dépasser et d’atteindre ce qui nous paraissait impossible auparavant, vous retrouverez votre estime de vous-même.

Cela nous amène à 3 questions:

  1. Comment pouvez-vous savoir ce qui est bon pour vous ?
  2. Comment pouvez-vous retirer le plaisir des “mauvaises” choses ?
  3. Comment pouvez-vous ressentir du plaisir en faisant des “bonnes” choses ?

1. Comment pouvez-vous savoir ce qui est bon pour vous ?

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Je comprends que dans cette société post-moderne et multiculturelle, nous pouvons avoir des idées très différente de ce qui est “bien”. Mais voici quelques guides raisonnables pour avancer sur cette voie :

Lire des sources de sagesse et de connaissance
Des livres de développement personnel peuvent vous apporter de très bons principes de vie, que vous pourrez ensuite adapter sans problème à votre vie.

Leurs auteurs sont des personnes qui ont en général vécu des moments difficiles, et qui s’en sont sortis alors pourquoi pas vous ? S’ils ont réussi, vous pouvez réussir aussi, mais pour cela pas besoin de réinventer la roue, vous pouvez savoir toute de suite ce qui marche.

Les parents et aînés
Quelqu’un un jour a dit: “La maturité c’est faire ce qui est bien pour vous – même si c’est vos parents qui vous l’ont dit.

Vos parents ont vécu plus longtemps que vous. C’est un fait. Et ils ont probablement commis plus d’erreurs que vous. Ils ont presque certainement appris alors ce qu’il ne fallait PAS faire. Demandez leur avis et surtout, sur quoi ils basent cet avis.

Les anciens ont d’ailleurs une place privilégiée dans un certain nombre de cultures. Oui, vous aurez peut-être à trier les bons des mauvais conseils, mais vous obtiendrez points de vue basés sur le temps et l’expérience. Et c’est autant de nouvelles informations pour vous, qui vous aiguilleront sur vos choix futurs.

Modélisez des personnes
Dans le domaine de la PNL, il existe un certain concept : la modélisation. La modélisation, c’est simplement prendre pour modèles certaines personnes pour acquérir leurs compétences, et produire les mêmes résultats qu’eux. L’intérêt ici est d’avoir des mentors, des personnes qui vivent une vie vers laquelle vous voudriez tendre.

Modéliser consiste donc à analyser chaque étape/comportement (petit ou grand) qui a mené la personne à un succès dans un domaine, et de se l’approprier pour obtenir des résultats identiques. En modélisant, vous gagnez du temps puisque vous savez ce qui fonctionne et que vous n’avez plus qu’à l’utiliser pour vous-même.

Par exemple, modéliser un joueur de tenis peut consister à analyser sa manière de se déplacer, de taper avec sa raquette, ou bien de se comporter dans un match, pour que vous puissiez l’imiter et améliorer votre pratique. De même vous pouvez aussi leur demander directement comment ils ont accompli leurs réussites.

Mais vous n’êtes pas obligé de modéliser des personnes célèbres, vous pouvez aussi modéliser vos amis. Si vous connaissez une personne dans votre entourage qui arrive à faire quelque chose que vous appréciez, demandez-lui comment elle fait.

Les biographies sont aussi des moyens moins formels pour avoir une idée de l’état d’esprit d’une personne qui a réussi. Comme par exemple celle de Roosevelt ou de Churchill.

Un point important : vous devez apprendre à aller contre vos “instincts”. Pour cela pensez aux principes avec lesquels vous voulez vivre, et les résultats qu’ils vous apporteront par rapport à vos buts. Prenez quelques grandes respirations, lorsque vous êtes tentés par un comportement néfaste pour vous. Cela vous permettra de prendre du recul et de ne pas vous faire emporter par vos émotions.

2. Comment pouvez-vous délaisser le plaisir des “mauvaises” choses ?

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Au sein de tous les plaisirs, il y a un plaisir caché. Car l’image elle-même du plaisir dans votre esprit peut… vous donner du plaisir. C’est le plaisir d’anticipation, tout le petit rituel que vous préparez avant de pouvoir consommer votre plaisir. Le plaisir n’est donc pas le produit d’un comportement, mais tout un processus.

Par exemple, vous salivez à l’idée de manger un bon hamburger (ou votre plat préféré) dans votre fast-food habituel, c’est déjà un plaisir en soi. Mais il y a pire, c’est l’association que vous faites de ce plaisir avec d’autres sentiments.

Ainsi, si en plus vous associez l’idée d’un hamburger avec le fait de vous détendre, de passer un bon moment comme par exemple manger en regardant votre série préférée, la sensation de plaisir s’en retrouve démultiplié.

C’est d’ailleurs ce biais pervers qui est exploité dans la publicité, on ne vous vend plus des produits mais des émotions. On vous vend un moment agréable passé en compagnie d’un hamburger et pas l’hamburger lui-même.

Cela dit, si nous apprenons à distinguer le fait de manger un hamburger du moment où l’on regarde sa série préférée, manger un hamburger devient bien moins intéressant. Il redevient ce qu’il était à l’origine : juste de la malbouffe.

Pour cela, il faut rester conscient de ses envies et les analyser logiquement, en prenant du recul sur les émotions que l’on vit à ce moment-là. Il est importer de vous recentrer sur votre plaisir premier, qui est par exemple de passer un bon moment en famille, pas de vous goinfrer de nourriture malsaine.

3. Comment pouvez-vous ressentir du plaisir en faisant des “bonnes” choses ?

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La méthode la plus simple est de chercher des preuves et des raisons, pour vous motiver à faire ces choses bénéfiques pour vous.

Au départ, vous ressentirez peut-être que vous allez à l’encontre de vous-mêmes, de votre personnalité. Que vous n’avez pas vraiment de raisons ni de preuves pour continuer à agir ainsi. Mais ne vous faites pas avoir, c’est simplement votre esprit qui tente de vous démotiver en vous incitant à reprendre votre ancienne habitude néfaste (et bien souvent, il y arrive très bien !).

Si vous cherchez réellement des raisons d’arrêter un comportement négatif, croyez-moi que vous allez en trouver ! Vous n’êtes pas seul(e) sur ce chemin, et d’autres personnes sont également passées par là avant vous.

Lorsque nous nous concentrons à agir différemment, notre attention est focalisée dans une direction précise. En nous focalisant sur la recherche des raisons qui nous soutiennent, pour adopter un comportement plus sain, alors cette “résistance mentale” dans notre esprit va s’amincir puis disparaître complètement.

Vous allez ainsi découvrir vos véritables motivations. Qu’en réalité derrière votre précédent comportement, vous cherchiez à satisfaire un besoin.

Peut-être que la nourriture était un refuge pour échapper à l’ennui, à l’anxiété, et qu’il y a un nouveau comportement qui vous aidera à combler ce besoin d’une manière plus saine. Peut-être en apprenant à vous relaxer après le travail. Vous ressentirez un véritable plaisir, qui ne disparaîtra pas pour laisser place à la culpabilité d’un comportement destructeur.

Désormais, vous pourrez vous garder du temps pour faire cette action qui est bénéfique pour vous. Par exemple, faire de l’exercice, lire des livres ou bien prendre soin de vous.

Que pourriez-vous donc faire pour agir mieux, et adopter de meilleurs comportements dans votre vie ? Dites-nous tout dans les commentaires !

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Adam Fartassi
Jeune hypnothérapeute passionné de développement personnel, je vogue sur le web pour vous transmettre les meilleures méthodes pour changer de vie. Visez l'excellence, et renouez aujourd'hui avec votre fabuleux potentiel !

2 Commentaires

  1. lilirose

    C’est un bon article qui rappelle un certain nombre d’évidences. Mais c’est très compliqué de se défaire de ses habitudes aussi nocives soient elles.
    Je me suis réfugiée dans le sucre depuis toute petite. Quand j’avais un chagrin, je mangeais un bonbon. Quand mes parents étaient fiers de moi, ils me donnaient un bonbon. Aujourd’hui, à la moindre contrariété, j’ai besoin de sucre, ma silhouette s’en ressent, donc je ne suis pas bien dans ma peau… donc je mange du sucre. Plus j’en mange, plus je culpabilise, et plus j’en ai besoin…

  2. Cristopher

    Excellent article
    J’espère qu’un maximum de personnes pourront lire ces mots et auront les capacités de les appliquer à leur vie.
    Merci Adam Fartassi

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