Quand le plaisir devient souffrance

souffrance

Il y a quelques temps voyez-vous, je suis tombé sur un article des dangers de la consommation de sodas. C’est plutôt choquant de constater à quel point ils sont mauvais pour la santé !

S’ils sont si mauvais ce n’est pas parce qu’ils contiennent du sirop de fructose concentré qui se transforme entièrement en graisse dans l’organisme, mais à cause du colorant caramel [E150d] qui est considéré comme carcinogène (il peut provoquer des cancers). Ajoutez à cela l’Aspartame (tumeurs du cerveau et malformations embryonnaires), l’acide phosphorique (destruction de l’email des dents et des os) et les sulfites (poison mortel)… dans ce cas pourquoi quelqu’un voudrait avaler ne serait-ce qu’une fois, un tel cocktail de substances mortelles ?

plaisir

Toutefois, je serais hypocrite si je disais que la pensée d’un soda fraîchement sorti du frigo avec une part de pizza chaude ne me donnait pas envie de saliver. Et c’est là tout le problème, moi (et peut-être nous) avons confondu le plaisir avec ce qui est bon pour nous.

Notre corps est conçu pour produire des endorphines (substances euphorisantes) lorsque nous faisons des activités plaisantes, mais instinctivement notre cerveau n’a pas de mécanisme de contrôle pour juger le bien fondé de ces activités (au mieux, notre estomac nous fait vomir lorsque l’on avale du poison pour l’organisme). Fort heureusement, il nous reste encore la logique pour savoir si ces activités sont bonnes ou non pour nous.

Prendre certaines drogues peut certainement être plaisant un temps mais si elles sont si bien pour nous, pourquoi y a-t-il donc des centres de désintoxication ?

Lorsque nous nous engageons dans des activités « agréables » notre esprit est attiré par celles-ci et nous invite alors à les répéter encore et encore. Elles deviennent de véritables aimants, qui attirent de plus en plus notre attention.

Avec le temps, nous développons des habitudes, et ce qui nous est familier et agréable devient alors soudain considéré comme « bon« . Il y a une expérience intéressante à lire d’ailleurs. Un chercheur a mis un chat dans une pièce et a fait sonné une clochette. Les oreilles du chat se sont dressées les premières fois que la clochette a sonnée puis lorsqu’il a remarqué que celle-ci ne représentait pas un danger pour lui, il a commencé à l’ignorer. On appelle cela l’inhibition latente.

La société est devenue également « inhibée » aux sodas, pizzas, et autres produits de malbouffe. Il n’est d’ailleurs pas difficile de comprendre pourquoi nous nous sommes retrouvés dans cette situation.

« Si ça vous fait du bien, alors faites-le« , voilà le message de la société et nous ne pouvons que constater les conséquences d’un tel message destructif, et cela dans tous les domaines.

L’obésité a atteint un seuil critique (notamment aux Etats-unis où le Texas a gagné le titre de l’Etat le plus gras du monde d’après le documentaire Super Size Me) et cela tout simplement parce que les gens croient que ce qu’ils perçoivent comme bon, l’est réellement. Ils ignorent les messages de leurs corps qui montre des signes de dysfonctionnement avec le diabète, l’hypertension, les problèmes cardiaques… ces personnes là se tuent littéralement avec la nourriture qu’ils avalent.

Les maladies sexuellement transmissibles ne cessent de grimper en flèche dans les pays dits « développés ». Pourquoi ? Parce que ces personnes là ont de multiples partenaires qu’ils fréquentent sans protection, parce que c’est « cool » de vivre une sexualité débridée à notre ère, sans éducation ni responsabilité. Ce qui conduit à des frais médicaux gigantesques chaque année, des grossesses non-voulues et pire, des avortements (qui ne cessent eux aussi d’augmenter malgré les moyens de contraception disponibles !).

Lire, pour beaucoup d’enfants, n’est plus l’expérience enrichissante qu’elle était. Durant l’adolescence, j’avais l’habitude de lire un Stephen King ou un Harry Potter sous la couverture le soir, et j’ai lu aussi des classiques comme Robinson Crusoé et Le Voyage au centre de la terre de Jules Verne, et ce n’était pas parce qu’on m’y a forcé à l’école ! J’ai ainsi su comment apprendre des livres.

Aujourd’hui, les enfants ne lisent peu ou pas en dehors des livres obligatoires qu’on leur fait lire au collège ou au lycée (et non Facebook ce n’est pas un livre !) et passent leur temps libre sur les jeux vidéos ou réseaux sociaux. Le soucis c’est que j’ai également un ami de mon âge qui m’a dit une fois ne pas aimer lire et donc qu’il ne lisait jamais, il préférait plutôt jouer aux jeux vidéos… vous voyez le cercle vicieux ?
Et ces personnes risquent de sérieusement réduire leurs chances de succès dans beaucoup de domaines si elles ne savent pas comment tirer profit de la lecture.

Peut-être qu’elles n’ont jamais eu la chance d’avoir appris à aimer les livres, ou bien qu’étant enfant leurs parents privilégiaient la télévision plutôt que les livres. Depuis lors, lire pour eux est devenu « étrange« , « ennuyant« , « mauvais« , etc. Je ne dis pas non plus que les jeux vidéos sont mauvais en eux-mêmes (bien que je pense que les jeux où vous ne faites que tirer sur des gens n’est pas forcément très bénéfique pour des esprits en pleine croissance), trop de quelque chose de « bon » peut être mauvais, pas vrai ?

Ce qui m’amène au point suivant.

Résister à certains plaisirs parce que vous savez qu’ils ne sont pas bons pour vous est une marque de profonde maturité. Relisez ça à nouveau, mémorisez-le et redites-le à vous-même à 3 heures de l’après-midi (quand vous êtes le plus susceptible de manger des « mauvaises » choses) !

Faire les « bonnes » choses (c’est à dire saines et morales) en dépit des émotions qui cherchent à vous en écarter est aussi un signe de maturité.

Cela amène 3 questions:

  • Comment pouvez-vous savoir ce qui est bon pour vous ?
  • Comment pouvez-vous retirer le plaisir des « mauvaises » choses ?
  • Comment pouvez-vous ressentir du plaisir en faisant des « bonnes » choses ?

1. Comment pouvez-vous savoir ce qui est bon pour vous ?

Je comprends que dans cette société post-moderne et multicuturelle, nous pouvons avoir des idées très différente de ce qui est « bien ». Mais voici quelques indications raisonnables :

Lire des sources de sagesse et de connaissance
Des livres de développement personnel peuvent vous apporter de très bons principes de vie, que vous pourrez adapter sans problème à votre vie. Leurs auteurs sont des personnes qui ont en général vécu des moments difficiles et qui s’en sont sortis alors pourquoi pas vous ? S’ils ont réussi, vous pouvez réussir aussi, mais pour cela pas besoin de réinventer la roue, vous pouvez savoir toute de suite ce qui marche.

Les parents et aînés
Quelqu’un un jour a dit: « La maturité c’est faire ce qui est bien pour vous – même si c’est vos parents qui vous l’ont dit.« 

Vos parents ont vécu plus longtemps que vous. C’est un fait. Et ils ont probablement commis plus d’erreurs que vous. Ils ont presque certainement appris alors ce qu’il ne fallait PAS faire. Demandez leur avis et surtout pourquoi ils ont cet avis. Les anciens ont d’ailleurs une place immense dans d’autres cultures. Oui, vous aurez peut-être à trier les bons des mauvais conseils, mais vous obtiendrez points de vue basées sur le temps et l’expérience.

Modélisez des personnes
Dans le domaine de la PNL certaines personnes se sont entraînés à modéliser des personnes, ce qui est essentiel pour comprendre comment quelqu’un a réaliser un résultat. Modéliser consiste à analyser chaque étape (petite ou grande) qui a mené la personne à un succès dans un domaine et de se l’approprier pour obtenir des résultats identiques. Modéliser un joueur de tenis peut par exemple consister à analyser sa manière de se déplacer, de taper avec sa raquette, ou bien de se comporter dans un match, pour que vous puissiez l’imiter et réussir mieux. De même vous pouvez aussi leur demander comment ils ont fait ce qu’ils font.

Les biographies sont également des moyens moins formels pour avoir une idée de l’état d’esprit d’une personne qui réussi. Comme par exemple celle de Roosevelt ou de Churchill.

Un point important: vous devez apprendre à aller contre vos « instincts » et penser aux principes avec lesquels vous voulez vivre, et les résultats qu’ils vous apporteront par rapport à vos buts.

2. Comment pouvez-vous retirer le plaisir des « mauvaises » choses ?

Au sein de tous les plaisirs il y a un sens caché. C’est vrai, le sens que vous donnez à un sentiment peut augmenter le plaisir reçu et leur image dans votre esprit peuvent vous donner du plaisir en eux-mêmes. Par exemple, vous salivez déjà à l’idée de manger un bon hamburger (ou votre plat préféré), c’est déjà un plaisir en soi. Si en plus vous associez cette idée avec le fait de vous détendre, de passer un bon moment comme par exemple manger en regardant votre série préférée, le plaisir s’en retrouve démultiplié.

Toutefois si nous apprenons à distinguer le fait de manger un hamburger du moment où l’on regarde sa série préférée, manger un hamburger devient bien moins intéressant, et redeviens ce qu’il est: juste de la malbouffe. Pour cela, il faut rester conscient de ses envies et les analyser logiquement, en prenant du recul sur les émotions que l’on vit à ce moment-là.

3. Comment pouvez-vous ressentir du plaisir en faisant des « bonnes » choses ?

La méthode la plus simple est de chercher des preuves et des raisons pour lesquelles vous voulez faire quelque chose de « bien » pour vous.
Au départ, vous pourriez sentir que vous allez à l’encontre de vous-mêmes et que vous n’avez pas vraiment de raisons ni de preuves, mais c’est simplement votre esprit qui tente de vous cacher ce qui est contraire à ce que vous faites déjà (et il le fait bien !)

Si vous cherchez des preuves, vous allez les trouver ! Lorsque nous nous concentrons, notre attention est focalisée dans une direction précise, et en la focalisant sur la recherche des raisons qui nous poussent à adopter un comportement plus sain, cette « résistance mentale » dans notre esprit va s’amincir puis disparaître complètement et vous allez ainsi découvrir vos véritables motivations.

Vous pouvez aussi vous garder du temps pour faire cette chose qui est bonne pour vous, cela peut être faire de l’exercice, lire des livres ou bien manger des légumes :)

Que pourriez-vous donc faire pour devenir meilleur :) ? Dites-nous tout dans les commentaires !

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Adam Fartassi
Jeune étudiant passionné de développement personnel, je vogue sur le web pour vous transmettre les meilleures méthodes pour changer de vie. Visez l'excellence, et renouez aujourd'hui avec votre fabuleux potentiel :)

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