6 Conseils pour rester Maître de Soi

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Cet article « 6 Conseils pour rester Maître de Soi » est un article invité écrit par Laura Martin du blog de développement personnel Life&You.

Vous est-il déjà arrivé de vous emporter ? De crier toujours plus fort que votre interlocuteur ? Voir même de manquer de respect à quelqu’un en toute connaissance des choses ? Si oui, vous faîtes partie de ces personnes qui deviennent agressives pour se défendre, qui pensent que pour se faire respecter, il faut passer par la violence des mots.

Le problème de cette méthode est que sur le court terme ou le long terme, elle n’apporte que du négatif. Cela détruit peu à peu vos relations, le respect que vos proches ont pour vous et pire encore cela détruit votre confiance et votre estime !

L’agressivité peut venir de notre personnalité, de notre éducation ou de nos expériences. Si le problème est bien ancré, vous devrez passer par la prise de recul et les bonnes questions. Néanmoins, il y a des astuces faciles à appliquer pour éviter d’agir ainsi lorsque l’on se sent attaqué ! Découvrez 6 conseils pour arrêter d’être agressif.

1. L’Aïkido Verbal

L’Aïkido Verbal est un art crée par Luke Archer et inspiré de l’art martial de l’Aïkido. Il s’agit d’utiliser la pratique et la philosophie de ce dernier en les appliquant aux agressions verbales.

Quelques mots du créateur : « L’Aïkido Verbal est un moyen de sortir rapidement d’une dynamique de conflit. Cela permet aux pratiquants de retrouver une confiance sereine lorsqu’ils se sentent attaqués verbalement et d’utiliser l’empathie afin de désarmer les agressions. ».(Retrouvez l’interview de Luke Archer ici : http://blog.lifeandyou.fr/a-decouverte-de-laikido-verbal)

La pratique de l’Aïkido Verbal se déroule en trois étapes fondamentales :

  1. Recevoir l’attaque avec un « Sourire Intérieur »

Il s’agit de prendre son temps après avoir reçu une attaque verbale. Vous vous stoppez et vous pensez à un souvenir, un endroit, quoi que ce soit qui vous apporte un peu de bonheur et de calme. Il s’agit du Sourire Intérieur.

  1. Accompagner l’attaque (Irimi) jusqu’au point d’une déstabilisation

Au lieu de « rentrer dans le jeu » de votre interlocuteur en répondant avec une nouvelle attaque verbale, il suffit de le questionner pour comprendre pourquoi il vous attaque. Par exemple, si une amie vous dit « Ah, ta robe est vraiment moche » vous pourriez répondre « Oh, comment aimerais-tu que je m’habille ? Tu peux me donner des conseils ? ». L’amie en question ne s’attend absolument pas à cette réponse et pendant un moment elle en sera déstabilisée. Elle ne sera plus du tout dans cette optique d’agression, et vous pourrez essayer de rééquilibrer la conversation.

  1. Rééquilibrer l’échange par une technique permettant l’Ai-ki.

Il existe différentes techniques pour rééquilibrer l’échange, si cela vous intéresse je vous laisse aller voir sur le site de l’Aïkido Verbal. Toutes ces techniques utilisent l’empathie pour comprendre l’autre et resserrer les liens entre votre interlocuteur et vous.

2. Croyances limitantes

Notre éducation, notre culture, les expériences que nous avons vécues créent un système de valeurs qui reposent essentiellement sur certaines croyances. Nous appelons ces croyances : « croyances limitantes » ou « drivers ». Ces croyances nous enferment dans un schéma bien défini comme celui d’être agressif pour se défendre. A cause d’elles nous pouvons penser que dans la vie, il y a les gagnants d’un côté et les perdants de l’autre, qu’il ne faut pas se montrer fragile ou bien encore que nous sommes entourées de personnes méchantes.

Si nous laissons ces croyances dictaient nos vies, nous refaisons inlassablement les mêmes choix, nous ne choisissons qu’une seule et même réaction dans les situations complexes.

Ainsi, pour arrêter d’être agressif lorsque l’on se sent attaqué, il faut en amont avoir identifiées ces croyances limitantes et les combattre. Pour les combattre, il suffit de prendre conscience que nous pouvons agir différemment, que nous avons le droit d’agir différemment.

Cette thématique vous intéresse ? Découvrez comment se libérer de ses croyances limitantes et sortir de sa zone de confort.

3. Accepter ses émotions

L’attaque est vue comme « une décharge pulsionnelle qui nous évite d’être confrontés à des émotions difficiles, comme la tristesse ou le sentiment d’être faillible » (Saverio Tomasella, psychanalyste). Elle nous permet d’avoir l’illusion de reprendre le contrôle, le pouvoir. Une telle réaction nous éloigne de nous-même et menace nos relations.

Chacun de nous ressent à un moment de sa vie toutes les émotions possibles et inimaginables. Pour essayer d’agir autrement, nous devons comprendre et accepter nos émotions. Une conversation vous touche, vous rend triste ? Prenez le temps d’analyser ce que vous ressentez. Quels sont les mots ou les actions qui vous ont mis dans cet état ? Acceptez votre tristesse, sans honte ni jugement.

Une fois chose faite, vous verrez que vous n’aurez plus le même réflexe d’agression. Et le mieux reste quand même d’essayer de communiquer sur vos émotions lorsqu’elles arrivent. Mais un pas après l’autre !

4. Jeu de rôle

Vous vous êtes rendu compte que lorsque vous ressentez une attaque vous agressez à votre tour ? Vous ne vivez pas très bien la situation ? Alors forcez-vous à changer ! Transformez-le en jeu de rôle. Testez une fois l’humour, une autre fois testez la tristesse ou encore ne répondez-rien. Faîtes le tour de toutes les réactions possibles. D’une part, cela détruira votre réflexe d’agression et d’autre part cela vous permettra de trouver une autre réaction qui vous correspond davantage. De toute manière vous ne risquez rien à essayer, non ?

5. La respiration

Pour éviter de céder à nos réflexes, il faut s’obliger à prendre un temps d’arrêt. Utilisez ce temps pour respirer profondément. Vous pouvez fermer les yeux ou les laisser ouvert, vous pouvez focaliser un point, un élément de votre environnement ou regarder autour de vous, vous pouvez également vous remémorez un souvenir qui vous fait du bien. Bref. Trouvez les astuces qui vous correspondent pour souffler et vous détendre.

Lorsque vous sentez ce calme commençait à agir en vous, demandez-vous si vous êtes en danger et si vous avez bien compris les propos de votre interlocuteur.

6. La communication Non Violente

La découverte de la CNV (Communication Non Violente) a été pour moi un véritable coup de foudre et une révélation. Pendant longtemps, j’ai eu du mal à communiquer. J’avais cette impression de ne pas choisir les bons mots ou bien les bonnes situations, que peu importe ma sincérité et ma volonté rien ne se passait comme je le souhaitais ! Et puis, un jour je suis tombée par hasard sur le livre de Marshall Rosenberg « les mots sont des fenêtres ».

La méthode de communication de la CNV est en 4 étapes :

  • O comme Observation

Il s’agit d’énoncer les faits sans faire de jugements de valeur ou de généralités. Par exemple, votre ami arrive en retard et ce n’est pas la première fois. Vous commencez à en avoir marre et vous souhaitez le mettre au courant. Au lieu de lui dire « Tu es toujours en retard » privilégiez « Nous avions rendez-vous à 18h30 et il est 19h, tu es en retard. Et ce n’est pas la première fois puisque la semaine dernière tu es arrivé également 30 minutes après. »

  • S comme Sentiment

Vous devez exprimer ce que vous ressentez. En d’autres mots, il s’agit de s’impliquer personnellement en utilisant le « JE » et en parlant de vos émotions. Par exemple : « Lorsque tu arrives en retard, je suis triste ».

  • B comme Besoin

Expliquez vos besoins, vos valeurs, pourquoi telle ou telle chose est importante pour vous ! Dans notre exemple cela pourrait être « Pour moi, arriver à l’heure c’est respecter notre engagement, respecter la personne qui fait également le déplacement. »

  • D comme Demande

Cette étape est peut-être la plus compliquée. Nous n’avons pas l’habitude d’exprimer clairement des demandes, ce que l’on souhaite vraiment. Pour qu’une demande soit claire, elle doit être positive, réalisable et elle ne doit pas dépendre du point de vue des différents interlocuteurs. Par exemple : « J’aimerais que tu arrêtes de faire ça » n’explique pas clairement vos envies et vos besoins. Privilégiez « Peux-tu arriver à l’heure la prochaine fois ou me prévenir de ton retard au moins une heure avant ? »

Une telle méthode de communication vous permettra de dire ce que vous ressentez tout en restant calme.

Le mot de la fin

En ce qui concerne les croyances limitantes, je vous conseille de lister toutes les petites choses qui vous empêchent d’être maître de votre vie. Adressez-vous un message de délivrance pour chaque croyance trouvée.  Cela peut être « J’ai le droit de me montrer fragile par moment, cela ne fait pas de moi quelqu’un de faible » ou bien « J’ai le droit de prendre mon temps pour répondre, cela ne fait pas de moi quelqu’un d’indécis ».

Pour la respiration, j’ai également des petites astuces. Personnellement, je garde les yeux ouvert sans vraiment regarder en face de moi, je prends une grande respiration « un peu cachée », il s’agit de respirer par le nez, de se « gonfler » au maximum et de relâcher le plus lentement possible. Pendant ce temps, je me dis que plus je prends le temps de réfléchir, plus ma réponse sera réfléchie et plus je serais fière de moi. J’essaye de me mettre à la place de mon interlocuteur pour comprendre ce qui l’a poussé à dire sa phrase, ce qu’il y a derrière, ce que j’aurais pu comprendre autrement.

Enfin, par rapport à la communication si vous avez du mal avec les différentes étapes, privilégiez dans un premier temps les deux premières. Énoncez uniquement des faits, sans jugements sans critiques. Et expliquez ce que cela provoque chez vous. Personnellement, j’ai commencé comme ça. Je trouvais que cela s’intégrait plus dans une discussion. C’est par la suite que j’ai réussi à assimiler les autres étapes !

Pour sortir de nos habitudes d’agression, il n’y a pas de recettes miracles. Il faut de l’entraînement et de la patience. Testez ces différents conseils, adaptez les à votre personnalité et à vos préférences, et vous verrez qu’au fur et à mesure vos réactions changeront ! N’hésitez pas à partager vos propres conseils en commentaires !

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager avec votre entourage smile !

 

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Laura Martin
Fondatrice de Life&You et passionnée de développement personnel, je suis persuadée que de tout petit rien peuvent changer notre quotidien ! Je partage mes conseils et programmes d’accompagnement pour évoluer et s’améliorer jour après jour !
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1 Commentaire

  1. Matthieu Axel

    Bonjour !
    De toute façon, lorsque l’on se sent agressé, notre langage non-verbale va s’exprimer avant même de dire le premier mot. A mon sens, il faut travailler avant tout sur le ressenti et apprendre à reconnaître ce qui nous blesse et pourquoi. Ensuite, il va falloir faire un travail d’acceptation. Pour cela, les meilleurs astuces sont l’auto-dérision, le lâcher prise et une attitude bienveillante envers soi.
    Merci pour cet article intéressant et notamment sur l’aïkido verbal.
    Matthieu Axel

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