Ne plus se mettre en colère : le guide incontournable

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“La colère ne résout rien, ne construit rien, mais elle peut tout détruire.” – Anonyme

Une majorité de gens pensent que la colère est une émotion naturelle à ressentir. Après tout, il est normal de se mettre en colère une fois de temps en temps. Vous avez parfaitement le droit d’être en colère, lorsque les choses ne vont pas comme vous le voulez.

Mais je ne partage pas cet avis. Bien qu’il n’y ait pas de mal à se mettre en colère (après tout, il n’y a pas de bonnes ou mauvaises émotions), la colère n’a pas à être une option. Tout comme vous choisissez d’être en colère, vous pouvez aussi choisir de ne pas l’être. Vous pouvez résoudre vos problèmes de la même manière, voire mieux encore, sans faire parler votre colère.

Dans l’article d’aujourd’hui, nous allons voir les méthodes conscientes qui permettront d’anticiper votre colère, ainsi vous délaisserez peu à peu ce sentiment qui peut être très destructeur.

Je ne parlerais donc pas ici de “gestion de la colère” ou bien de son “contrôle”, qui ne sont que des solutions à court terme. Ce guide vise à résoudre durablement les problèmes de colère, ce qui devrait être un objectif majeur dans notre vie.

Étape n°1 : Reconnaître quand vous êtes en colère

Contrairement à ce que beaucoup pensent, la colère n’est pas limité qu’aux moments où vous perdez votre sang-froid et éclatez de rage.

La colère commence au moment où vous accumulez des émotions négatives à propos de quelque chose ou de quelqu’un. Plus vous vous sentez malheureux ou triste, et plus la colère boue à l’intérieur de vous… jusqu’à ce que le vase déborde et que vous ne pouvez plus retenir cette émotion plus longtemps.

Il existe plusieurs stades de colère

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Cela signifie que si vous vous sentez souvent irrité ou frustré, c’est comme si vous aviez une bête enragée à l’intérieur de vous, qui n’attend que d’être libérée.

Vous êtes cette bombe à retardement, prête à exploser à tout instant. Tout ce qu’il vous manque c’est (a) le mauvais stimulus ou (b) suffisamment de frustration accumulée, pour éclater de colère à propos de quelqu’un ou de quelque chose.

Voici une échelle des différents stades de colère, qui vous aidera à être plus conscient(e) de votre colère. Pourrez-vous reconnaître ces différents stades en vous ?

  • Niveau 0 : Sérénité. C’est un stade où la colère n’existe pas. Vous ressentez un sentiment de paix et d’apaisement.
  • Niveau 1 : L’irritation. C’est le premier niveau de colère. Ici, vous pouvez ressentir un léger sentiment d’agacement, mais il reste répressible. (Si vous êtes très colérique, vous pouvez sauter ce niveau et passer directement aux niveaux 3, 4 ou 5).
  • Niveau 2 : Frustration. C’est le point intermédiaire entre le léger agacement et la vraie colère (niveau 3). Vous êtes frustré et ça se voit. Il est plus difficile de nier votre frustration comparé au niveau 1.
  • Niveau 3La colère. Votre frustration s’est accumulée au point où vous ressentez actuellement de la colère. Non seulement ça, mais votre frustration est telle qu’elle se manifeste maintenant physiologiquement. Vous pouvez sentir votre cœur battre plus vite et votre corps tout entier s’échauffer.
  • Niveau 4 : Furieux. Un profond état de colère. Vous êtes bien énervé à ce point. Alors que vous vous sentez en colère, vous n’avez pas encore perdu le contrôle… pour l’instant. Vous êtes encore lucide et capable de contrôler vos actions mais pour longtemps, cependant. Un autre stimulus et vous êtes prêt à tout casser.
  • Niveau 5 : La rage. Ça y est, vous avez perdu le contrôle ! Vous voyez rouge et rien ne peut vous empêcher de vous en prendre violemment aux autres. C’est l’état où vous dites et faites des choses que vous ne feriez normalement pas, dans un accès de colère.

À quel niveau vous vous situez habituellement ? A quelle fréquence vous entrez dans chaque niveau ? Quel est le plus haut niveau que vous avez atteint ?

Indépendamment de votre réponse à chacune des questions, vous devriez vous efforcer d’atteindre le niveau 0, parce que c’est notre état naturel d’être. Personne n’est né avec un esprit en colère.

La seule raison pour laquelle nous ressentons de l’irritation, de la frustration, colère ou rage dans notre for intérieur est soit (a) à cause du passé, des événements refoulés qui nous restent en travers la gorge ou (b) une manière de penser erronée.

Le point (a) sera traitée dans les étapes n°2 à n°4, tandis que le point (b) sera corrigée à l’étape n°5.

Étape n°2 : Sachez reconnaître vos déclencheurs de colère

Connaissez-vous vos déclencheurs de colère ? Savez-vous ce qui vous rend en colère ? Ce qui vous met hors de vous ? Ce que vous n’arrivez pas à supporter ?

Durant les deux minutes qui suivent, j’aimerais que vous fassiez une liste de choses qui :

  1. Vous irritent ou vous frustrent (ex : les transports publiques qui ont du retard, les mauvais services clients, les personnes négatives, ou irrespectueuses),
  2. Vous rendent furieux (ex : l’injustice envers les faibles, les agresseurs/violeurs ou hypocrites)
  3. Qui vous font exploser instantanément (par exemple, le crissement de la craie sur un tableau noir).

Maintenant durant le reste de la journée, observez votre réaction à tout ce qui se produit autour de vous. Lorsque vous vous sentez irrité ou en colère, notez le déclencheur et ajoutez-le à votre liste. Essayez de repérer autant de déclencheurs de colère que vous le pouvez.

Cela vous permettra de prendre conscience de déclencheurs auxquels vous ne faisiez peut-être pas attention jusqu’ici, et qui peuvent se reproduire tous les jours. Des choses qui ne vous mettent pas forcément en colère, mais qui réussissent à coup sûr à vous irriter ou vous frustrer.

Au-delà de cela, vous découvrirez également des déclencheurs plus profonds, sur lesquels vous êtes très chatouilleux. Certaines personnes ou situations qui peuvent vous mettre instantanément en colère, car elles sont contraires à vos valeurs. Comme par exemple, de ne pas supporter les personnes hypocrites/fausses dans une discussion, ou bien les gens qui arrivent tout le temps en retard.

Faire cette liste vous permet de reconnaître les choses qui vous mettent en colère, notamment celles qui sont contre vos plus grandes valeurs. Cela vous permet ainsi d’anticiper des situations qui vous mettraient hors de vous, en pouvant alors les traiter plus consciencieusement.

Étape n°3: Creusez vos déclencheurs de colère

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“Tout ce qui nous irrite chez les autres peut nous amener à en savoir plus sur nous-même.” – Carl Gustav Jung

Après avoir réalisé votre liste de déclencheurs de colère, creusez chacun de ces déclencheurs pour découvrir leurs causes cachées.

Utilisez cet exercice pour découvrir pourquoi telle ou telle situation vous met en colère. Pour chaque déclencheur, demandez-vous “Pourquoi cela me met-il en colère ?”

Notez la réponse sur une feuille et répétez la question jusqu’à ce que vous atteignez le fameux moment de réalisation (lorsque vous aurez trouvé la cause de votre colère). Cette cause découverte est à l’origine de votre colère.

Par exemple, imaginons qu’après avoir fait l’étape n°2, vous vous rendez compte que vos déclencheurs de colère sont : (a) parler à des gens grossiers et (b) de voir des personnes âgées maltraitées. Creusons-les chacun séparément.

Exemple 1 : Parler à des gens grossières

  • “Pourquoi avoir affaire à des personnes impolies me met en colère ?”
    ⇒ Parce qu’ils sont détestables.
  • “Pourquoi cela me met en colère ?”
    ⇒ Parce qu’ils sont irrespectueux.
  • “Pourquoi cela me met en colère ?”
    ⇒ Parce que je me sens dévalué, méprisé.
  • “Pourquoi cela me met en colère ?”
    ⇒ Parce que cela me rappelle mon enfance, quand les enfants à l’école ne me respectaient pas. Ils ne faisaient pas attention à moi, et se moquaient même de moi sans raison. Je me sentais complètement stupide et inutile à ce moment-là.

Ici, vous remarquez que ce qui vous met en colère face aux personnes grossières est lié à votre enfance, lorsque vous avez été traité rudement par vos camarades de classe. Dans ce cas, c’est le déclencheur sous-jacent de votre colère.

Exemple 2 : Voir des personnes âgées se faire maltraiter

  • “Pourquoi voir des personnes âgées se faire maltraiter me met en colère ?”
    ⇒ Parce que c’est un acte d’atrocité.
  • “Pourquoi c’est une atrocité ?”
    ⇒ Parce que les personnes âgées sont faibles. Elles devraient être protégés, pas maltraitées.
  • “Pourquoi les voir se faire maltraiter me met en colère ?”
    ⇒ Parce que cela me rappelle que les personnes sans défense devraient être protégées, mais qu’elles ne le sont pas en réalité.
  • “Pourquoi cela me met en colère ?”
    ⇒ Parce qu’il y a eu des moments où je me suis senti impuissant, mais personne ne m’a protégé.

Ici, vous avez découvert que votre colère envers les gens qui maltraitent les personnes âgées est liée aux moments où vous n’avez reçu aucune aide, même si vous en aviez besoin.

C’est la véritable raison pour laquelle vous vous mettez en colère lorsque vous voyez des personnes âgées se faire maltraiter (plus que toutes les raisons évoquées auparavant).

Les déclencheurs de colère et les événements passés

Au fur et à mesure que vous explorez chacun des déclencheurs de colère, vous pouvez remonter à un événement passé, comme nous l’avons fait dans les deux exemples ci-dessus.

Ainsi, votre comportement suggère que vous avez gardé du ressentiment et de la colère d’un événement passé. Ce ressentiment et cette colère n’ont jamais été résolu, c’est pour cela que vous continuez à vous sentir en colère dans ces situations qui ressemblent à ces événements passés. Événements qui sont terminés depuis bien longtemps.

Ce qui nous amène à la prochaine étape, qui est…

Étape n°4 : Libérez-vous de la colère

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“Pardonner c’est comme libérer un prisonnier, puis découvrir que ce prisonnier c’était vous.” – Lewis Smedes

En ayant maintenant découvert l’origine de votre déclencheur de colère, il est temps de vous en libérer.
La première étape est d’identifier les injustices ou griefs que vous ressentez encore en repensant à cet événement passé.

Par exemple, imaginons que l’un de vos amis a brisé une promesse qu’il vous a faite l’année dernière, et que vous ressentez encore de l’amertume en y repensant aujourd’hui. Pourquoi êtes-vous encore en colère contre lui ? Quels sont les reproches que vous avez à lui faire ?

Peut-être êtes vous en colère parce qu’il n’a pas fait ce dont il a promis. Peut-être êtes vous en colère parce qu’il n’a pas répondu aux attentes que vous aviez de lui. Peut-être êtes vous en colère parce qu’il n’est pas la personne que vous croyiez.

Peut-être également que ce qui vous a mis en colère, c’est parce que vous pensiez que vous partagiez une connexion spéciale. Et que vous auriez aimé qu’il accorde plus d’importance à votre amitié, en se rappelant et en honorant sa promesse.

À partir de là, travaillez sur les reproches que vous lui faites, un à la fois.

Si vous êtes en colère contre votre ami parce qu’il n’a pas réalisé sa promesse, demandez-vous : Pourquoi avez-vous de telles attentes envers lui ? Pourquoi accordez-vous tant d’importance à la satisfaction de cette promesse ? Est-il un bon ou mauvais ami, juste parce qu’il ne s’est pas conformé à ce que vous attendiez de lui ? Êtes-vous honnête et juste avec lui, en l’évaluant sur ce critère ?

Si vous êtes en colère contre votre ami, parce qu’il vous pensez qu’il ne vous accorde pas assez d’importance pour réaliser sa promesse, demandez-vous : Est-il vraiment vrai qu’il ne vous a jamais considéré comme un ami ? Ou bien est-ce simplement votre conclusion ? Comment pensez-vous qu’il voit cette amitié ?

Affrontez vos suppositions et croyances au fur et à mesure que vous creusez vos reproches. La majorité de ces reproches sont le résultat d’une erreur dans votre façon de penser, ou bien que vous n’avez pas une vue d’ensemble concernant la situation. Lorsque vous découvrirez l’élément fautif dans votre réflexion, qui vous a conduit à penser cela, alors vous vous libérez rapidement de votre colère.

Étape n°5 : Cessez de générer de nouvelles colères (en vous libérant de vos attaches)

“La paix vient de l’intérieur. Ne la cherchez pas à l’extérieur.” – Buddha

Au fur à mesure que vous traitez les “anciennes” colères de votre passé, faites aussi la promesse de ne pas créer de nouvelles colères dans votre esprit.

Cela signifie que si vous affrontez des situations ou des personnes qui enfreignent / bousculent vos valeurs, ne vous mettez pas en colère. Acceptez que les choses ne soient pas comme vous voulez, au moins à ce moment-là. Acceptez qu’il y ait des différences entre la réalité et ce que vous voulez. Puis, concentrez-vous sur la recherche, voire même la création, de solutions.

Nous pouvons croire que nous sommes en droit de ressentir de la colère, mais alors c’est se laisser diriger par des réactions plutôt que par la réflexion. Il y a une autre voie possible au-delà d’être en colère ou d’ignorer notre colère : c’est de ne pas être en colère du tout.

Lorsque vous êtes en colère, vous êtes comme un fou portant une camisole de force qui s’est jeté de l’essence dessus, puis s’est mis le feu. Vous vous agitez en essayant de blesser les autres avec les flammes sur votre camisole – et vous finissez probablement par blesser une ou deux personnes dans le processus – mais la seule personne que vous finissez par blesser, c’est vous-même.

Pour supprimer définitivement la colère de votre vie, vous devez prendre la décision d’arrêter d’être en colère, en même temps que vous démontez peu à peu vos colères passées. Cela veut dire laisser tomber les attaches du passé. Cela signifie ne pas espérer que les gens se conforment à vos attentes. Cela signifie apprendre à accepter que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, et que cela fait partie de ses particularités.

Avez-vous décidé vous aussi d’abandonner votre colère ? Dites-nous tout dans les commentaires !

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Ne plus se mettre en colère : le guide incontournable
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Adam Fartassi
Jeune hypnothérapeute passionné de développement personnel, je vogue sur le web pour vous transmettre les meilleures méthodes pour changer de vie. Visez l'excellence, et renouez aujourd'hui avec votre fabuleux potentiel !

44 Commentaires

  1. Orél

    Bonjour ,

    J’ai parcouru votre site avec attention à la recherche d’une réponse , d’une aide , une solution pouvant correspondre à ce que j’ai vécu (maltraitance psychologique très marqué , parfois des coups , beaucoup d’humiliations de la part de ma famille et plus particulièrement de ma mère et ma grande sœur et ce depuis toute petite jusqu’à aujourd’hui).

    Le travail des petits bonhommes n’est pas suffisant pour moi je suis bien marqué par tous ses événements au point que j’ai déjà changé de régions deux fois ! Et À chaque fois, dans l’espoir de m’éloigner de ses personnes qui me nuisent et même en sachant que cela n’était pas la solution à mes problèmes, je me devais de m’en aller une fois de plus…

    Aujourd’hui j’ai 28 ans et j’ai passé les dernières années à essayer de me sortir de cet situation, j’ai consulté des psychologues d’ailleurs j’en voit depuis toute jeune, j’ai essayé la méditation, de la boxe, et autres dans l’espoir de me sortir de cet situation, d’évacuer toute cet colère et cet rage en moi qui me gâche la vie.

    Actuellement j’ai pris mes distances avec tous mes proches tant que je ne me suis pas sortie de cet situation. Car pour nombreux de mes amis c’est devenu difficile de me suivre, partagé avec eux ce fardeau m’ait devenu impossible.

    Abandonner ma colère, cela me semble impossible puisque je n’arrive pas à la libérer et ça me détruit de l’intérieur et ce de jours en jours d’autant plus que les événements se succèdent…

    Cela fait un peu plus d’un an qu’une fois de plus, j’ai pris mes distances avec ma famille, car la dernière fois que j’ai essayé de renouer à nouveau avec eux je me suis une fois de plus retrouvé dans des difficultés : traîné dans la boue, ma mère m’a escroqué de milliers d’euros malgré le fait que je lui avait pris son billet d’avion pour un voyage en Afrique, à cause d’elle mon petit copain de 5 ans de relation m’a quitté, et j’ai perdu mon travail à ça s’en ait suivi un tas de moqueries incessant, j’ai été à nouveau humilié et traîné dans tous les sens… J’ai fais une grave dépression jusqu’à en perdre tous mes cheveux (je suis abonné chez le perruquier) j’ai failli en mourir car je suis cardiaque.

    Aujourd’hui ma colère a pris une ampleur explosive car je ne souhaite simplement plus renouer aucune relation avec ses personnes, mes relations avec les hommes sont tumultueuses puisque je n’ai jamais connu mon père et que ma sœur en réalité est ma demi-sœur qui est à eut un père présent à savoir le premier Amour de ma mère! Et dès mon plus jeune âge l’on m’a toujours fait savoir que j’étais une erreur ! Adolescente j’ai fini au foyer et enchaînés des familles d’accueils, en grandissant et malgré tous ses difficultés et coups bas sans oublier les méchancetés de ma chère mère et de sa fille, je suis devenu une belle femme, moi qu’on a toujours considéré moche et vouer à un avenir incertain, s’en ait suivie des crises de jalousie en tout genre, en allant jusqu’à me maudire pour que tout ce que j’entreprends ne voit jamais le bout du tunnel!

    Aujourd’hui cela fera 1 an que je n’ai pas trouvé de travail moi qui n’a jamais chômé plus d’un mois auparavant ! Et ce malgré mon changement de région où il en pleut des emplois, alors dite moi est-ce vraie ce qu’on dit ? une mère peut-elle vraiment avoir une telle emprise sur l’avenir de son enfant ?

    Pardonner ses actes, tous ses souffrances infliger me semble bonnement impossible mais j’aimerais juste pouvoir trouver un moyen de soulager mes peines, extraire cet douleur de mon cœur fragile me débarrasser de tous ces sentiments destructeurs.

    A ce jour tout me met en colère, j’ai comme une boule sur le front qui froisse et je m’isole de plus en plus comme ma récente installation dans cet nouvelle région où je me plaît mais où je ne connais personne, et au font j’ai envie d’y croire et pouvoir m’en sortir ici repartir à zéro et sur de bonnes bases, et pour cela je sais je dois faire la paix avec moi même alors Merci de me lire et peut être de m’aider, m’apporter vos connaissances et savoir ?

    Je suis toute Oui…

    1. Adam FartassiAdam Fartassi

      Bonjour,

      Je comprends que vous avez vécu des situations très difficiles. Aujourd’hui vous semblez partagée entre la recherche d’une solution à votre état émotionnel et en même temps vous vous accrochez à cette colère et cette frustration parce que vous aimeriez avoir justice pour ce que vous avez vécu.

      Ce que je vais vous dire ne vous plaira sûrement pas, cela dit il est important pour vous de l’entendre. Lorsque vous êtes en colère et frustrée, vous êtes la seule à souffrir. Votre mère et votre soeur dorment très bien sur leurs deux oreilles pendant que ce sont vos propres émotions qui ont pris le relai et continuent de vous torturer après l’humiliation que vous avez vécue.

      Cette émotion de colère et cette rancoeur vous brûle de l’intérieur, et vous êtes en train de vous punir vous même bien plus que tout ce que votre famille aurait pu vous infliger jusqu’à aujourd’hui. Pardonner ne veut pas dire oublier, cela ne veut pas dire effacer ce qui a été fait ni de renouer avec les personnes qui vous ont fait du mal, cela signifie simplement d’avoir la paix intérieurement. Cela veut dire aussi que vous refusez de laisser le passé définir qui vous êtes aujourd’hui, ni de vivre en victime. Parce que lorsque vous ressassez constamment au passé, vous ne vivez pas dans le présent ni ne pouvez construire un avenir meilleur.

      Vous n’avez aujourd’hui que deux choix : continuer à cultiver ces sentiments destructeurs en vous jusqu’à la fin de votre vie, ou bien choisir de vous en libérer parce que vous méritez mieux que ça et que c’est la meilleure manière de prendre votre revanche sur ce que vous avez vécu.

      Je vous remet en lien l’article vers le pardon : https://www.penserchanger.com/comment-pardonner-ceux-qui-nous-ont-fait-mal

      Prenez soin de vous,
      Adam.

  2. Marie

    Merci pour cet article, ça m a beaucoup appris sur les déclencheurs de mes propres explosions.

  3. Benjamin

    Vision très naïve et limitée… Discours gnangnan et carrément niais !

  4. Aurelie

    Bonjour et merci pour cet article que je viens de lire avec la plus grande intention!! Complet, et je vais appliquer les exercices dès aujourd’hui.
    Cependant, j’aurai tout de même une question svp..
    J’ai 34 ans, un passé pas tjr simple, mais j’ai réussi à vaincre bcp de chose, un mari et un petit garçon, donc à ce niveau tout est ok.
    La passion de ma vie, qui est mon métier également, ce sont les animaux… Et c’est là que ça commence a6 coincer..
    je deviens ingérable à la maison, je crise pour rien, j’ai une boule de nerfs en moi, que je sens gonfler chaque jours et qui va finir par exploser, ce que je redoute
    Avec chaque faux pas de ma famille, tout m’énerve,surtout venant de mon mari, un bruit, une phrase.. bref tout!! Une cocotte minute!
    Surtout je suis terriblement malheureuse, car je suis comme ça, depuis le décès de ma chienne
    (Août 2019), donc je suppose que cet événement est le déclencheur!
    Et j’en déduis donc, que ma colère au quotidien, vient de la colère que j’ai qu’elle ne soit plus avec moi..
    Enfin je suppose!
    Quelles sont les clés pour avancer sur un deuil? Que j’ai “admis”, je sais qu’elle est mieux la haut, ect.. mais j’en veux à le terre entière quand même…
    Bref, j’espère un jour sortir de cette colère noire, qui ne fait que grandir chaque jour, et retrouver peut être, la serinité!
    Merci

    1. Adam FartassiAdam Fartassi

      Bonjour,

      Pour votre cas, je vous conseille d’abord de faire l’exercice des bonhommes allumettes avec votre chienne puisqu’il y avait un lien affectif fort et que vous l’avez vécu comme un deuil. Vous le retrouverez ici, dans le dernier point de cet article : https://www.penserchanger.com/comment-combattre-la-dependance-affective

      Bien à vous,
      Adam.

  5. Vans

    Bonjour,

    Je ne suis pas entièrement d’accord avec votre méthode.
    Ce serait comme tout pardonner, tout laissé passer. Et se remettre sois même en question sans cesse. Hors il faut savoir voir le verre à moitié vide ainsi qu’à moitié plein.

    La colère est un sentiment que l’on doit avoir, c’est avoir du caractère, cela renvoie a notre nature, nous sommes des prédateurs. La colère fait partie de nous, et c’est souvent ce qui a permis de faire changer beaucoup de chose dans le monde. Autant qu’elle peut être destructrice si elle n’est pas maîtrisée, elle peut être bénéfique lorsqu’on sait l’apprivoiser.
    En revanche, il est vrai qu’il est important donc, de l’analyser, de la comprendre, pour ensuite mieux la gérer.
    D’ailleurs je connais des gens; qui, par exemple en couple, sont frustrés d’avoir un partenaire qui n’a jamais de colère. Car c’est un manque de dispute et donc de dialogue. Selon comment chacun fonctionne, certains crient avant de parler, d’autre savent directement exprimer les choses, qu’importe. Il est important parfois d’accepter d’être irrité(e), contrarié(e) puis en colère.

    Je regrette presque de voir qu’en vos premières ligne vous « jugez » ceux qui sont parfois en colère. Vous ne partagez pas l’avis que cela soit normal. Vous renvoyez à l’échec des gens colérique qui aurait peut être juste besoin de réconfort. D’aide.

    Par expérience et ayant été quelqu’un d’extrêmement colérique, a un point qui je pense me vaut la chance de pouvoir partager ici mon avis, vous pouvez aussi accepter votre colère et en faire une alliée.

    Sachez juste la comprendre, l’apprivoiser, et la décrypter avant de dire ou de faire quoi que ce soit. Car une fois qu’on l’accueil à bras ouvert avec bienveillance, elle nous enseigne, nous ouvre les yeux, nous donne la force, l’espoir qu’il faut souvent aussi.

    Soyez juste maître de vous même, en acceptant de voir ou de vivre des choses autour de vous qui ne vous conviennent pas. C’est ce qui fait de nous ce que nous sommes. Des êtres unique en chaque âme.

    Amicalement,

    1. Adam FartassiAdam Fartassi

      Bonjour et merci pour votre commentaire intéressant.

      Je vais tenter d’y répondre point par point. Tout d’abord ne plus se mettre en colère ne signifie pas “tout pardonner”, cela veut surtout dire se rendre compte que cette émotion n’apportera rien de plus à la situation si ce n’est faire du mal à soi-même et aux autres. Cela veut dire aussi ne pas garder en soi de la rancœur envers les autres, souvent au point de ne plus penser qu’à cela.

      Nous n’avons pas que la colère comme émotion. La tristesse, la joie, le regret, tout cela fait aussi partie de nous. Nous avons tellement d’émotions, pourquoi alors nous limiter qu’à une seule (la colère) et se définir par elle ?

      L’être humain n’est pas un prédateur, et même les fameux prédateurs peuvent aussi être tristes, joyeux, ennuyés, etc. Cette agressivité en soi mène à des décisions que l’on regrette bien souvent, en tant que colérique vous devez forcément savoir de quoi je parle.

      La colère reste tout de même utile, parce que c’est un signal que quelque chose ne va pas, tout comme la douleur l’est pour le corps. Mais est-ce acceptable de vivre constamment en colère ou constamment à souffrir le martyre ? Non, cela veut simplement dire qu’il y a quelque chose à résoudre, une épine dans le pied à retirer plutôt que de chercher à s’y habituer.

      Ceux qui sont frustrés d’avoir un partenaire qui n’a jamais de colère n’ont pas compris que la colère n’est pas le seul moyen de s’exprimer. Qu’être en colère ne signifie pas donner son attention à l’autre. Ce qui les frustre c’est que cela les renvoie à leur propre limite, ils sont frustrés de voir que les autres arrivent à ne pas se mettre en colère et pas eux.

      Le dialogue ne se fait pas dans la dispute, la dispute ce n’est qu’une extériorisation des frustrations. Ce n’est pas un échange, c’est un moment égoïste où chacun déverse ses troubles sur l’autre et personne n’est disposé à écouter l’autre.

      J’aimerais vous dire aussi que tout avis est jugement, et mon point de vue est en effet un jugement, tout comme votre commentaire. On ne peut pas ne pas juger. Il ne faut pas avoir peur de l’opinion des autres, pour preuve vous n’auriez jamais répondu autrement et nous n’aurions pas cette conversation.

      Je sais aussi en tant que colérique que j’ai toujours regretté d’avoir agi de la sorte. Qu’il y a toujours une autre façon d’agir que de se mettre en colère. C’est aussi le cas de la majorité des gens qui lisent cet article, qui cherchent une solution parce que c’est un problème pour eux. Ceux qui n’ont pas de problème avec la colère ne lisent pas cet article, ils vivent très bien ainsi.

      Le sens que l’ont peut tirer de la colère est justement lié à ce qui la déclenche, cela nous permet de comprendre que quelque chose dans notre passé n’a pas été “digéré” et qu’il est temps de s’en occuper. Tout comme la douleur nous indique souvent la zone qui ne va pas bien.

      Le but de cet article n’est pas de “gérer la colère” ou d’en être maître, comme je l’ai dit au début de celui-ci, mais d’en voir le bout. De comprendre qu’il n’est pas nécessaire de vivre constamment en colère, ou de voir la vie qu’à travers elle en se coupant des autres émotions.

      Bien à vous,
      Adam.

  6. Loli

    Bonjour,
    J’ai eu un passé très compliqué, j’ai une relation avec ma mère très très froide à vrai dire je ne sais même pas si elle m’aime et cette relation me détruit jour après jour depuis plus de 6ans j’ai beau faire des efforts tout le monde (de ma famille) me reproche d’être agressive ou de répondre sur un ton arrogant alors que j’ai juste besoin que quelqu’un m’écoute je me mets en colère pour rien alors déjà que j’ai des soucis sentimental alors si même avec la famille ça va pas je ne sais plus quoi faire je suis à bout honnêtement je suis fatigué mentalement je n’arrive plus a rien plus je fais d’efforts plus je reçois des critiques de ma famille que dois-je faire d’après vous ?

  7. Helis

    Bonjour

    Je suis déçu des hommes ,j’arrive pas a leur faire confiance .
    Je sais jamais si il sont sincère .
    Je suis avec quelqu’un depuis peu on vit pas ensemble .

  8. Cecile

    Bonjour ,
    j’ai parcouru votre site a la recherche d’une réponse , d’une aide , mais par rapport à ce que j’ai vécu (maltraitance ,coups , humiliation de la part du mari de ma mère depuis petite ).le travail des petits bonhommes n’est pas suffisant , aujourd’hui j’ai 55 ans et j’ai passé ma vie à essayer , en vain , d’abandonner ma colère, mais je n’arrive pas à la libérer et ça me détruit de jours en jours …Je ne peux pas lui pardonner ce qu’il m’a fait , mais j’aimerais trouver un moyen de me débarrasser de tous ces sentiments destructeurs.A ce jour tout me met en colère et je m’isole de plus en plus ….Merci de me lire et peut être de m’aider .?..

    1. Adam FartassiAdam Fartassi

      Bonjour,

      Je comprends que votre situation est difficile, surtout que ce traumatisme a duré assez longtemps. Je vous invite à vous concentrer sur le point n°1 de cet article : https://www.penserchanger.com/comment-pardonner-ceux-qui-nous-ont-fait-mal

      Egalement je vous recommande d’écrire une lettre à cette personne avec tout ce que vous ressentez vis-à-vis de cette situation que vous avez vécue. Vous n’avez pas besoin de lui envoyer, vous pouvez simplement la lire à haute voix puis à la déchirer ou la brûler. Faites cet exercice en même temps que celui des bonhommes et de la cohérence cardiaque.

      Cela prendra forcément du temps, mais je suis certain que vous constaterez une amélioration jour après jour. Si après un mois vous avez toujours du mal à rester calme par rapport à votre passé, il faudra je pense consulter un thérapeute pour vous assister.

      Bien à vous,
      Adam.

    2. Sand'

      Bonjour Cécile,

      Je comprends ce que tu ressens, c’est très dur d’essayer de se libérer de la colère qui résulte d’une situation subie et jamais résolue.

      Moi c’était ma propre mère qui me maltraitait psychologiquement et très insidieusement, en cachette, elle a manipulé toute ma famille et moi avec. Elle a tout détruit: moi , mon fils,et toutes mes relations. Mais comme c’est moi qu’elle a détruite, cela me poursuit au-delà de sa mort..Je lutte depuis pour me libérer de cette emprise mais c’est très très dur.. J’ai 47 ans et ma vie est un désastre permanent et chaque fois renouvelé..
      Pourtant je reste très positive en général. Naïvement peut-être, pour survivre..il m’a fallu devenir très résiliante..Tellement de souffrances accumulées, d’échecs, de sentiments de rejets, d’abandon..que mon seul salut est dans cette énergie débordante que j’ai dû développé pour ne pas sombrer. Et finalement je ne m’en sors pas si mal d’après mes amis et ceux auxquels je me confie. Il m’en arrive tellement que parfois je décide d’en rire!! Je lève la tête, je regarde le ciel et je dis: “Bon toi, là_haut, je ne sais pas si tu existes, mais arrête un peu de jouer avec moi, t’as rien d’autre à foutre??” et je me marre.. je sais bien que c’est n’importe quoi de me positionner comme une marionnette de Dieu mais bizarrement ça me permet de prendre du recul.. Et de reprendre la main…Il y autre chose qui marche pas mal pour moi.. je fais fi de l’image de looseuse que les autres ont de moi (ou que je peux leur donner pour m’y conformer d’ailleurs..) et je réoriente mes actions…Tu sais comment? en aidant les autres!! ça me sort de mes problèmes perso, c’est valorisant et ça permet d’avancer tout en étant utile… Réparer les autres me répare aussi…. Voilà je ne sais pas si ce que je te dis te servira mais je l’espère de tout coeur..Je te souhaite de trouver ta solution….

      Une âme soeur

      1. Cecile

        Bonjour Sand ,
        Merci de ton témoignage , je me retrouve dans tes mots (et tes maux) ..Toutes mes souffrances accumulées m’ont conduite au bord du gouffre …Mais un déclic s’est produit il n’y a pas longtemps .J’ai été hospitalisée a cause du Covid-19 et j’ai bien cru ne jamais rentrer chez moi et j’ai eu très peur …Pour quelqu’un qui n’avait plus envie de vivre c’est assez paradoxal non ? J’ai commencé il y a quelques jours , à faire de la visualisation créatrice et des affirmations que j’accompagne d’une musique adéquate , cela m’apaise beaucoup , j’ai , tout de même , besoin d’une aide extérieure , je vais donc démarrer une psychothérapie d’ici quelques jours …
        Le chemin vers la guérison va être long ..Douloureux… laisser partir des sentiments , quels qu’ils soient ,n’est jamais facile…Mais je suis prête a m’engager sur ce chemin …La lumière est au bout …
        Prends soin de toi Sand , c’est bien de s’occuper des autres , mais il ne faut pas s’oublier pour autant …Je te souhaite tout le bonheur du monde
        Une âme compatissante

        1. Sand'

          Bonsoir Cécile,

          Je ne suis pas très étonnée de ce que tu m’annonces dans ta réponse. Eh oui, c’est souvent comme ça! il faut un évènement qui nous fait presque frôler la mort pour qu’on réalise qu’en fait, malgré toutes nos difficultés, on ne veut pas mourir… C’est salvateur finalement. Comme on dit, il faut toucher le fond pour pouvoir remonter… sentir nos pieds qui instinctivement prennent appui et donner une grande impulsion afin de retrouver cet oxygène qui nous ramènera à la vie, la vraie…. L’air qui revient dans nos poumons quand on atteint enfin la surface est si merveilleux..comme une nouvelle naissance. Je suis heureuse de lire que tu trouves des solutions en plus et qu’elles te font du bien. Juste un conseil, vas y mollo, quand tu sens trop de souffrance, accepte que guérir prend du temps. accorde toi de ne pas toujours y arriver. reste bienveillante et douce avec toi. Je te souhaite de trouver ton chemin de guérison, même si c’est en tâtonnant. En tous cas, bravo d’avoir décidé de commencer une psychothérapie. Je pense que c’est indispensable. Enfin, merci aussi pour tes conseils, tu as absolument raison. Tout le monde me le dit en ce moment, cela veut donc dire qu’il est grand temps que j’écoute….et que je m’écoute! Bonne guérison et belle vie à toi.

  9. Francois Aumond

    J ai une grande tristesse qui est en moi déduit longtemps des peurs de vielle programmation que j ai de la émissaire a laisser passer manque de sécurité l abandon trop en voir trop en savoir me fait sentir irresponsable de laisser allez les choses en sachent la défaite je trouve ça très dur de décrocher.

  10. Odessa

    Bonjour, je viens de lire votre article et celui ci m’a apporté pas mal de réponse.
    Mais je voulais savoir s’il pouvait s’appliquer a un enfant. Dans le cadre, de mon travail j’accueille un enfant de 7ans très en colère et dans cette periode de confinement il arrive a me transmettre ses mauvaises ondes au point où je songe a stoppé cet accueil.
    Comment faire ?
    Merci de votre aide

    1. Adam FartassiAdam Fartassi

      Bonjour,

      Tout d’abord il faudrait comprendre la raison de cette colère. Vous pouvez lui proposer qu’il dessine ce qui l’énerve dans un premier temps. Ensuite, à partir de là si la raison n’est pas resolvable ou bien que vous n’arrivez pas à lui faire exprimer cette raison, vous avez tout à fait le droit d’arrêter de l’accueillir (vous n’avez pas à vous forcer si c’est trop difficile).
      J’ajouterai aussi que très souvent à cet âge, le problème provient des parents et l’enfant ne fait qu’exprimer le mal-être qu’il a ressenti dans le couple.

      Bien à vous,
      Adam.

  11. Lulla Bee

    Bonjour.
    J’ai toujours été une personne très colérique, en particulier lors de périodes “intenses” de ma vie, lorsque j’ai des soucis. Je perds toute ressources pour encaisser. Et je n’arrive plus à contrôler quoi que ce soit.
    Je sais que le déclencheur sous jacent, c’est le fait que je ne me sens ni écoutée ni respectée, et dès qu’on ne m’écoute pas, je m’énerve pour me faire entendre. J’essaie d’avancer par rapport à ça. Mais comment faire quand c’est des gens de la famille qui nous sapent ? Est ce que je dois juste accepter d’être une merde et la boniche ? Quand je plie et que je donne aux gens ce qu’ils veulent. Mais quand je refuse, ils finissent par me rabaisser, et ça me fait sortir de mes gonds. J’envisage sérieusement de couper définitivement les ponts avec ma famille. Mais est ce que ce n’est pas refouler le problème, prenant le risque que ma colère finisse par me rattraper ?
    Je sais qu’à des périodes plus épanouissantes, je ne suis pas autant sur la brèche. Mais en ce moment, avec mon frère aîné qui m’a cassé la gueule à la veille du confinement et ma mère qui m’a traitée de monstre avant de se barrer alors qu’on confinait ensemble, je perds un peu pied. Seule avec une petite fille de 3 ans, je ne PEUX PAS me permettre de perdre mon calme.

    1. Adam FartassiAdam Fartassi

      Bonjour,

      Pour votre cas, je vous conseille d’abord de faire l’exercice des bonhommes allumettes avec les personnes de votre famille. Vous le retrouverez ici, dans le dernier point de cet article : https://www.penserchanger.com/comment-combattre-la-dependance-affective

      Ensuite, ce type de colère est liée à une estime de soi faible. Les personnes qui ont une haute estime d’elle-même ne sont pas touchées par ce que peuvent dire les autres. Ici, vous cherchez à vous défendre et vous justifier, ce qui implique que vous trouvez que les personnes de votre famille sont aptes à vous juger.
      Travaillez sur votre estime de vous-même ici :https://www.penserchanger.com/comment-developper-votre-estime-de-soi

      Bien à vous,
      Adam.

    2. Sand'

      Lula bee..barre toi!! cette famille semble être un fardeau!! rien ne t’oblige à leur servir de puching ball!! crois moi d’expérience, sauve ta peau et celle de ta petite!! tu ne pourras jamais les réparer et changer leur rapport à toi.. tu n’as rien à attendre de cette relation et si tu ne prend spas ton courage à deux mains pour partir, ils te boufferont et continueront à t’atteindre psychologiquement toi et ta fille…. plus tard, avec le recul, tu pourras peut-être faire quelque chose pour réparer tout ce gâchis…mais pour cela il faut que tu construises ta vie indépendamment d’eux..et que te renforces. Courage!! Si tu as pris la peine d’écrire ici c’est que tu as déjà pris conscience que ce que tu subis n’est pas normal. L’étape suivante sera de t’extraire de cette situation qui te mine et n’apporte rien à personne. vas -y !! Quand tu te seras extraite de cette situation, que tu auras mis ta fille et toi à l’abri de cette famille dysfonctionnelle, tu pourras te réparer. Et ensuite, quand tu te seras ” réparée”, tu pourras plus tard, si tu t’en sens capable et si tu le souhaites, revenir vers ta mère et ton frère et les aider à évoluer. Je te souhaite d’y parvenir.

  12. Joys Og

    Bonjour
    Je vous écris, car je suis tombée sur votre lien à travers mes recherches. Je suis quelqu’un de très colérique. Je suis sensible à toutes reproches et je manque un peu de confiance en moi. Mais avant je me maîtrisais. Aujourd’hui le temps,les soucis de la vie et tout ce que j’ai enduré dans ma relation passée, n’ont fait qu’empirer les choses. Je suis à bout de force.Tout le monde me le reproche. Et je ne sais plus quoi faire ma colère est devenue facile tous les jours. Ça me détruit.
    Aidez moi svp. Merci

  13. Inconnue

    Bonjour,
    Est ce que sa marche cette technique quand on sait déjà que beaucoup de chose viends du passé et qu’aujourd’hui tout me met en colère ?
    Il n’y a pas longtemps j’ai eu un différent avec la hiérarchie de mon travail, on m’a dit des choses fausses… Et la personne à ajouté des choses… Tout à préféré le croire que moi. Je n’arrive pas à m’en remettre de ça. Votre technique peut marcher pour moi ?

    1. Adam FartassiAdam Fartassi

      Bonjour,

      Si vous savez ce qui vous met en colère vous avez déjà fait la moitié du travail. Pour votre cas, l’exercice des bonhommes allumettes me paraît adapté. Vous le retrouverez ici, dans le dernier point de cet article : https://www.penserchanger.com/comment-combattre-la-dependance-affective

      Dessinez les personnes qui vous ont fait du tort et coupez le lien, refaites l’exercice autant de fois que nécessaire.
      Aussi, je vous recommande ensuite de lire cet article : https://www.penserchanger.com/comment-pardonner-ceux-qui-nous-ont-fait-mal

      Bien à vous,
      Adam.

  14. Corinne Calvet

    Jai du mal actuellement a me contrôler , ma maladie RCH et les coups dur de la vie tout cela me détruit. Que faire pour aspirer à la sérénité?

  15. Manel Chergui

    Très bon article j’espère que cela m’aidera car je n’arrive plus du tout à me contrôler et ça me détruit..

  16. Terfi Julia

    L’idée que vous faites de la construction de la colère est intéressante, en finalité cela voudrait-il dire que nous ne devrions rien attendre d’autrui ? Puisque s’ils ne se conforment pas à nos attentes ceux-ci risqueraient de nous décevoir et par accumulation nous mettre en colère… Supprimer les attachements ne délierait-il pas les relations et de ce fait les souvenirs, toutes ces choses qui nous avaient apporté du bonheur à y penser et que l’on est supposé selon vous « démonter » ?

    1. Adam FartassiAdam Fartassi

      Bonsoir,

      Accepter qu’autrui ne se conforme pas à nos attentes est en effet important. Cela rejoins la pensée de Confucius qui disait “Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d’ennuis te seront épargnés.”

      Ne pas attendre grand-chose des autres, nous permet de nous concentrer sur nous-mêmes, sur ce que nous pouvons faire dans notre situation plutôt que de chercher un pouvoir illusoire sur les autres (en croyant que se mettre en colère ou être déçu y changera quelque chose). Cela nous rappelle que nous avons le choix de nos réactions dans chaque situation.

      L’autre effet bénéfique lorsque l’on attend peu des autres, c’est de pouvoir être surpris dans le bon sens du terme lorsque les autres font ce que nous imaginions. Cela nous permet de ne pas prendre cela pour acquis, voire même d’éprouver de la gratitude lorsque tout se passe comme prévu.

      Il ne s’agit pas de couper les ponts avec tout le monde, bien au contraire. Il s’agit de se rendre compte que les autres sont des êtres humains comme nous (et pas de simples pions), avec leur propre pouvoir de décision et qu’ils peuvent choisir ou non d’agir selon nos désirs. Dans un cas comme dans l’autre, nos émotions n’y changeront rien. C’est ce qui nous permet d’apprécier encore plus les moments où ces personnes ont choisi d’agir pour notre intérêt.

      En espérant avoir éclairci ce point,
      Adam.

  17. Emy

    Je suis en colère quand mon compagnon élève la voix sur moi de manière assez forte. Nous suivons une thérapie de couple donc ce sujet est abordé et traité. Il s’avère que oui parfois il est un peu rentre dedans mais il est aussi constaté que je suis une hyper sensible. Sur base de mises en situation ou de constats sur place fait avec la psy, elle ne décèle aucune agressivité ou virulence alors que moi je me sens déjà agressée. Elle constate malgré tout qu’il manque de tact et de douceur. J’ai identifié le déclencheur dans mon enfance grâce à votre article à savoir le fait de devoir assister contrainte et forcée à voir et entendre mes parents s’engueuler de manière très virulente. Cela générait de la peur et de l’insécurité . J’ai par contre du mal à appliquer votre solution qui consiste à décider à ne plus se mettre en colère. C’est un peu facile et si c’était si simple ça résoudrait beaucoup de problèmes. Votre analyse est bonne mais l’outil que vous proposez n’est pas franchement applicable aussi facilement sans vouloir vous manquer de respect.

    1. Adam FartassiAdam Fartassi

      Bonjour,

      Désolé pour la réponse tardive, votre commentaire est resté bloqué en modération sans que je ne m’en aperçoive.

      Pour répondre à votre interrogation, il y a un élément à regarder avant la prise de décision de ne plus se mettre en colère et c’est “Affrontez vos suppositions et croyances” dans le point 4.
      Vous avez trouvé le déclencheur et c’est très bien, maintenant il faudra corriger cette manière erronée de penser.

      Repensez à ce que vous cherchez à communiquer par cette colère, quel besoin cherchez-vous à combler ? Cela vous aidera à comprendre les bénéfices que vous tirez de ce comportement et surtout comment satisfaire ce besoin autrement.

      N’hésitez pas à vous faire aider avec tous ces éléments en main.

      Bien à vous,
      Adam.

  18. Nancy

    Salut. J’ai l’impression qu’il s’agit de moi et je suis émue d’avoir eu les différentes voies pde se débarrasser de ce lourd poids

  19. Cyrielle

    Bonjour,
    Voilà je resume brievement je suis jeune maman d un bebe de trois mois et mon conjoint fais bcp la fête et passe que trop peu de temps avec nous. Tout le week end j ai été mal et avec une tension que je ressent dans tous mon corps et ma tête je n arrive pas à dormir. Je suis tellement en colere !!! comment pourriez vous m aidez ?!

  20. Michel

    Bonjour,la lecture de cet article me parle beaucoup je vais appliquer la méthode afin de stoper ce processus destructeur.
    Merci

  21. Sylvie

    Merci Beaucoup, je souffre de l’excuse de colère.Jai Beaucoup appris de ce post.

  22. Anonyme

    et de plus j’ai une douleur dans la poitrine très légère et je m’affole en ayant peur de l’infractus ….je voudrais vraiment parvenir à maitriser ma colère cela signifierait que je soies capable d’encaisser toutes les remarques de mon sans broncher et de ne plus y faire cas les ignorer mais c’est très dur car parfois je me sens humiliée …lui ne comprend pas mon attitude ni pourquoi je me mets dans des états pareils ….c’est complètement fou on ne se comprend pas il n’imagine pas la portée de ses mots et chaque fois que je me mets en rage j’ai un sentiment de frustration car je sais que cela recommencera un jour car on ne parvient pas à changer ni l’un ni l’autre

  23. Anonyme

    je viens de me mettre en colère pour une question de mon mari à laquelle je n’ai pas su répondre …je trouvais cette question tellement inutile que je me suis mise en rage et lui ai dit des insanités … à présent je le regrette et j’essaye de comprendre quel est le déclencheur de cette rage

  24. Denise

    Merci pour ce qui a été écrit car c’est tellement comme ca que ca se passe dans la vraie vie . L’exemple du feu et des flammes c’est tout à fait moi je finis toujours par blesser quelqu’un qui ne le mérite pas
    Au fil du temps je me met moins en colère mais je ravale tout et je m’isole . Et c’est toujours moi la malheureuse dans l’histoire même si c’est pas ca . Après j<arrive plus a sortir de cette tour d’ivoire que je me suis construite .
    Tout ca a cause de la colère … l,isolement est de plus en plus lourd car justement je veux pas me mettre en colère car je suis trop grrrrr
    Encore merci je vais imprimer et peut etre me mettre a adopter cette façon de faire

  25. Jennifee

    La colère fait partie de nous parler ou écrire ne changera rien le présent et le futur ne peut être choisi comme tous le monde le prétend un jour ou l autre on ne manipulera plus rien .

  26. Anonyme

    cool

  27. karijones

    merci pour cet article. j’en ai tout simplement assez de me mettre en colère. j’essaie des aujourd’hui. merci❤

    1. Adam FartassiAdam Fartassi

      Bon courage, le meilleur moyen d’y arriver c’est de se lancer :)

  28. Lucas Jarlaud

    Bonjour,

    Je m’interroge sur l’idée de se faire la promesse de ne plus être en colère, ou encore de décider de ne pas se mettre en colère. Peut-on réellement empêcher par le choix, qui est un processus intellectuel, l’apparition d’une émotion, qui elle est créée par une réaction du corps.

    Le danger étant de littéralement avaler sa colère, et de la laisser se cristalliser dans notre corps, s’ajoutant à la liste des conflits non-résolus de notre passé, et pouvant même à terme favoriser l’apparition de maladies.

    1. Adam FartassiAdam Fartassi

      Bonjour Lucas,
      A vrai dire le but n’est surtout pas d’accumuler la colère, mais de revenir sur les déclencheurs de celle-ci et les inactiver.

      Chaque fois que l’on se met en colère, c’est qu’il y a un conflit interne entre nos valeurs et la situation actuelle que l’on rencontre. Tant que ce conflit n’est pas résolu, la colère perdure et se répète à chaque situation similaire.

      L’idée ici est de progressivement traiter ces “blocages” intérieurs qui génèrent notre colère, puis une fois ceci fait, l’on peut se promettre de ne plus se mettre en colère.

      Pas de ne plus faire apparaître cette émotion en nous – ce qui est impossible – mais de ne plus la laisser s’accumuler de la sorte, en prenant du recul notamment sur la situation (par une grande respiration ou en se détachant un peu du contexte). Une fois ceci fait, on se rend compte facilement que la colère n’est pas la solution appropriée pour résoudre le problème auquel on fait face.

      Les colériques ont souvent cette prise de conscience, mais APRES s’être mis en colère. Ils se rendent compte que la colère n’était pas l’émotion appropriée dans ce contexte et que ce n’était pas vraiment ce qu’ils auraient aimés transmettre aux autres.

      Ce guide permet de faire en sorte que cette prise de conscience se fasse AVANT de voir la colère pointer le bout de son nez, lors de la phase d’irritation par exemple. Parce qu’une fois que la colère est là, il n’est évidemment plus question de réflexion intellectuelle, celle-ci emportant tout sur son passage.

      Merci pour votre commentaire constructif :)
      Adam.

  29. AlineGenayCoaching

    Merci Adam pour cet article fort intéressant qui nous permet de décomposer notre colère et ses origines pour mieux la comprendre.
    En tant que coach professionnel j’explique à mes clients que la colère est aussi une façon de s’exprimer et qu’au lieu de la voir comme quelque chose de négatif, on peut la voir comme un carburant qui nous aide à avancer pour obtenir un résultat gagnant. C’est la prochaine étape après avoir fait les exercices que vous proposez Adam. D’ailleurs vos exercices peuvent s’appliquer pour d’autres émotions comme la peur, la tristesse, la joie… C’est très pertinent, merci pour ce beau partage.

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