Vivre en simplicité volontaire, un mode de vie en vogue

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Cet article « Vivre en simplicité volontaire, un mode de vie de plus en vogue », est un article invité rédigé par Matthieu du site HypeGallery.

Connaissez-vous le dicton qui affirme que « l’argent ne fait pas le bonheur » ? Et vous, qu’en pensez-vous ?
Depuis les années 1980, un mode de vie s’est développé de plus en plus, notamment dans les pays développés (Canada, États-Unis, Europe). Il est appelé la « simplicité volontaire ». Une manière différente d’aborder la vie qui en a séduit plus d’un. Mais qu’est-ce que la simplicité volontaire ?

Et s’il s’agissait d’un mode de vie complètement différent de celui dans lequel on vit ? S’il s’agissait de voir notre existence, notre but sur cette terre, nos aspirations, nos voies vers le bonheur de manière complètement différente, et s’il s’agissait au final d’une révolution tranquille contre les idées quasi dogmatiques qui guident le chemin de milliers d’Occidentaux chaque jour ?

Et si la simplicité volontaire n’avait en fait beaucoup moins de motifs économiques qu’il n’y parait initialement ?

Je ne vous mentirai pas, je ne peux me réclamer de cette idéologie particulière, mais en partant à sa découverte, je ne peux qu’aujourd’hui avoir beaucoup de respect pour la médication et la persévérance de ceux qui se soumettent sciemment à ce rythme de vie des plus raisonnables.

Si comme moi, vous aimez les articles profonds et susceptibles de vous faire réfléchir comme ceux que nous offrent le blog Penser-Changer, vous trouverez, je l’espère du moins de quoi alimenter quelques discussions dans le présent article.

Une meilleure qualité de vie

La simplicité volontaire c’est un combat quotidien contre la surconsommation. C’est savoir se passer de choses superflues pour pouvoir apprécier chaque élément à sa juste valeur. Améliorer sa qualité de vie sous cet angle, ne revient pas nécessairement à dire que c’est devenir radin ou pauvre, ni même faire un retour vers la sombre période du moyen âge. C’est simplement vouloir bien agir par le biais de plusieurs motivations telles que l’environnement, l’économie, le social et pour soi-même. Penser que la simplicité volontaire est uniquement motivée par des motifs financiers, c’est passer à côté de toute l’essence de ce mouvement !

Un combat contre la surconsommation

Afin d’adopter la simplicité volontaire, il faut commencer par supprimer les choses matérielles, superflues et inutiles puis pratiquer une consommation utile et saine, par la suite. Par exemple, avant de passer à la caisse, vous pouvez pratiquer l’exercice de vous demander : « En ai-je réellement besoin ? ». « Est-ce que cet achat va me rendre plus heureux qu’une activité en famille ? » Un entraînement parfois difficile qui aide à réduire les dépenses et le gaspillage en agissant de manière responsable sur l’état de ses finances personnelles, mais également sur l’environnement qui nous entoure.

Une contribution pour l’environnement

La simplicité volontaire repose en partie sur la volonté de devenir autosuffisant. Cela se reflète en ayant une attitude écologiste : en prenant des douches courtes pour économiser l’eau, en marchant ou en faisant du vélo au lieu de prendre la voiture, en produisant ses propres aliments en ayant un potager ou une ferme. Ce respect pour la nature est d’une part un grand geste pour la planète et d’autre part il permet de consommer de façon responsable. Mais pour plusieurs adeptes de la simplicité volontaire, c’est tout simplement s’assurer de tirer le maximum des ressources que nous offrent la terre, la nature et le travail.

Une contribution pour l’économie

La simplicité volontaire remet fortement en cause le système économique des sociétés occidentales actuelles, qui favorise les heures de travail au lieu des moments précieux passés en famille ou en communauté, en échange d’un revenu conséquent qui permet de répondre à des besoins certes essentiels comme se nourrir, se loger et se vêtir, mais également à des besoins que les adeptes de la simplicité volontaire jugent superflus comme l’achat de vêtement griffé, d’appareils électroniques qui au final nous emprisonnent davantage dans le carcan de l’esclavagisme virtuel. Au final, on sacrifie les moments de plaisirs communautaires en échange d’un revenu pour augmenter notre capacité de consommation.

Plus que de proposer une alternative à ce rythme de vie, la simplicité volontaire dénonce la dépendance à l’argent qu’il occasionne. Prenons par exemple l’action de contracter un prêt financier pour acheter un nouveau téléviseur, pour faire un voyage qui nous permettra de décompresser quelque peu, cette idéologie est entièrement en désaccord avec la philosophie intrinsèque des adeptes de la simplicité volontaire.

Au contraire, la simplicité volontaire encourage une activité économique modérée, en poussant ceux qui s’y prêtent de pratiquer une gestion des finances disciplinée et à se tourner vers la consommation dite financière uniquement pour remplir des lacunes que le travail de la terre, l’entraide communautaire ou l’échange de bons services ne peuvent combler.

Cet engagement vers la consommation raisonnable et contrôlée privilégiera les besoins réels des ménages et leur permettra d’assurer un avenir sain et sécuritaire pour leur descendance éventuelle.

Les personnes qui optent pour ce mode de vie prennent souvent la décision de réduire leur temps de travail pour consacrer plus de temps aux activités en famille. Elles mettent fin aux endettements massifs causés par les cartes de crédit, les hypothèques et les marges financières.

Certains décident même de quitter le marché du travail pour tenter de vivre de leur travail, allant même jusqu’à tenter de générer des revenus en vendant des mets cuisinés à des établissements de restauration bien connus , en faisant le commerce du fruit de leur activité agricole ou encore en faisant la vente de gibier et de poisson acquit lors de séance de chasses et de pêche familiale.

Une contribution pour le social

Avec ce retour vers une consommation plus florissante et plus équilibrée, les adeptes de la simplicité volontaire encouragent ainsi des activités plus créatives et communautaires pour répondre à leurs divers besoins. Il existe par exemple, des ateliers de cuisine collectifs, des jardins communautaires organisés par des bénévoles qui favorisent cette approche en faisant passer l’aspect humain avant le matériel. Cette sollicitation de l’intérêt commun et non individuel contribue à valoriser le partage et le temps libre de chacun des adhérents.

Et fait à noter, les adeptes de la simplicité volontaire ne vivent pas en communauté close ou retirée du reste de la société, ils vivent dans les mêmes quartiers et fréquentent les mêmes épiceries que vous et moi, ils puissent être vos voisins, vos amis ou même votre parenté.

Une contribution pour soi-même

La simplicité volontaire est définitivement un exercice pour soi-même souligné par son aspect de libération du système capitaliste qui réduit selon plusieurs adeptes de cette philosophie les hommes et les femmes d’aujourd’hui au simple rang de consommateur en oubliant leur faculté à l’entraide, le communautarisme et l’échange de services qui a permis à la race humaine de survivre pendant toutes ces années.

Sans proposer d’adhérer à une religion ou à un courant spirituel particulier, elle permet de faire le vide de son esprit et de méditer avec soi-même sur la valeur des divers éléments qui composent le monde qui nous entoure.

Cette harmonie contribue à déterminer ce qui est vraiment bon pour soi, en ayant des aspirations profondes. Sur un point de vue éthique, la simplicité volontaire permet de prendre conscience des populations défavorisées qui existent dans le monde. Les adeptes tiennent dès lors à ne pas creuser cet écart d’inégalités en optant pour la sobriété et la retenue dans leur consommation.

C’est donc avec étonnement et admiration que je ressors de mon incursion virtuelle dans le monde de la simplicité volontaire. Si je dois avouer que je trouverais difficile de mettre de côté mon iPhone et ma PlayStation, je ne peux qu’avoir admiration et respect pour nos concitoyens prêts à revoir leur quotidien afin de se libérer du courant de surconsommation qui dominent nos sociétés occidentales.

C’est d’ailleurs pourquoi j’ai voulu partager mes pensées avec les lecteurs du blog Penserchanger. N’hésitez pas à commenter mon article et je désire terminer ma collaboration en remerciant l’administrateur du présent blog pour sa généreuse hospitalité.

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Matthieu
Matthieu est un passionné de culture. La littérature, le cinéma, la musique, C’est via son blogue personnel HypeGallery qu’il partage sa passion pour les Arts. Friand de l’actualité internationale et des enjeux de sociétés, il n’hésite pas à donner son opinion sur une foule de sujets allant des nouvelles technologies aux questions de droit international.
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1 Commentaire

  1. Brigitte

    Je me rappelle à l’époque où je n’avais quasiment rien, j’étais heureuse :-)
    mais au fil du temps, on s’encombre de beaucoup de choses qui ne nous servent pas au quotidien mais qui sont toujours là sous nos yeux, tout est encombré, du coup l’esprit est aussi encombré, en ce moment je fais un travail de désencombrement et au fur et à mesure je constate que mon esprit est plus clair en voyant un espace dégagé.
    Avec la société de surconsommation, on ne sait plus comment vivre simplement et pourtant c’est la voix royale pour être plus heureux (vivre simplement entouré des gens qu’on aime et qui nous aiment, c’est ça le bonheur).

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