Vous avez l’habitude de reporter sans cesse les choses au lendemain ? Vous ne finissez jamais ce que vous commencez ? Alors, cela ne fait aucun doute : vous êtes un procrastinateur. Ne vous inquiétez pas, ce n’est ni une maladie ni un gros mot. Il s’agit en revanche d’une habitude que vous pouvez transformer.
La peur de l’inconnu, une mauvaise organisation ou encore le regard des autres sont autant de raisons qui peuvent vous pousser à ne pas agir immédiatement. Sur l’instant, mettre une tâche de côté va vous soulager.
Cependant, plus vous continuez à reporter les choses, plus vous trouverez facilement de bonnes excuses pour ne pas vous lancer. Ce cercle vicieux peut durer indéfiniment. Sur le long terme, la procrastination ne sera donc pas votre alliée. Vous risquez de tomber dans une situation de stagnation très frustrante.
À l’inverse, en passant à l’action, vous réaliserez des choses dont vous pourrez être fier et vous développerez une plus grande confiance en vous. Pour avancer dans vos projets, vous devez donc modifier votre comportement. Vous êtes prêt pour le changement ? Suivez ces 10 conseils qui vous aideront à arrêter de procrastiner.
- 1. Lister toutes les tâches à effectuer
- 2. Diviser les tâches complexes en sous-tâches
- 3. Fixer des délais pour arrêter de procrastiner
- 4. Se concentrer sur une seule tâche à la fois
- 5. Prévoir les éléments nécessaires à la réalisation d’une tâche
- 6. Supprimer toutes les sources de distraction autour de soi
- 7. Définir des temps de pause pour s’aérer l’esprit
- 8. Arrêter de rechercher la perfection
- 9. Éviter de se comparer aux autres
- 10. Ne pas hésiter à demander des conseils
- Le mot de la fin
1. Lister toutes les tâches à effectuer
Pour éviter de procrastiner, la première chose à faire est de lister toutes les tâches que vous avez à effectuer. Vous y verrez plus clair et serez certain de ne rien oublier. De plus, cela vous enlèvera une bonne dose de stress dans les moments de forte activité.
Dans la pratique, il est préférable de rédiger votre liste de tâches sur une feuille de papier ou sur votre ordinateur. Évitez de l’enregistrer dans votre téléphone : vous risqueriez de vous laisser tenter par des applications non productives. Sur votre liste, notez tout ce que vous devez entreprendre à court terme (dans la semaine) et à long terme (dans le mois ou l’année).
Lorsqu’une nouvelle tâche se présente, ajoutez-la à votre liste. Quand une tâche se termine, rayez-la. En procédant de cette façon, vous saurez exactement ce qu’il vous reste à faire et pourrez mieux vous organiser.
Pour gagner du temps, essayez également de décrire vos tâches de manière claire et précise. Ainsi, vous n’aurez pas à réfléchir trop longtemps avant de passer à l’action. En effet, plus votre descriptif sera vague, plus le démarrage sera difficile.
Par ailleurs, je vous conseille de classer vos différentes tâches selon la matrice d’Eisenhower, c’est-à-dire en fonction de leur importance et de leur urgence. Pour cela, vous devez respecter l’ordre suivant :
- Tâches importantes et urgentes ;
- Tâches importantes, mais pas urgentes ;
- Tâches urgentes, mais pas importantes ;
- Tâches pas urgentes et pas importantes.
Dans la mesure du possible, essayez de déléguer les tâches urgentes, mais pas importantes. En revanche, songez à vous débarrasser des tâches qui ne sont ni urgentes ni importantes.
2. Diviser les tâches complexes en sous-tâches
La difficulté d’une tâche est sans conteste l’une des principales causes de la procrastination. En effet, il n’est jamais simple de s’attaquer à quelque chose qu’on ne maîtrise pas. Cela demande de gros efforts et souvent, nous ne savons pas par où commencer. Ainsi, lorsque les choses paraissent trop dures, nous pouvons rapidement nous retrouver dépassés par la situation.
En conséquence, notre motivation tend à diminuer. Face à ce problème, il semble parfois plus simple de reporter ou d’abandonner les choses en cours de route. Évidemment, ce n’est pas la stratégie à adopter.
Pour traiter une tâche complexe sans procrastiner, la solution consiste à la diviser en sous-tâches. En effet, plus une tâche est simple à réaliser, plus il est facile de s’en occuper. Par exemple, imaginons que vous ayez un rapport professionnel ou universitaire à rendre. Ne notez pas simplement « rédiger mon rapport » dans votre liste. Découpez plutôt votre tâche de cette manière :
- Rédiger le plan de mon rapport ;
- Rédiger l’introduction de mon rapport ;
- Rédiger la partie 1 de mon rapport ;
- Rédiger la partie 2 de mon rapport ;
- Rédiger la conclusion de mon rapport ;
- Mettre en page mon rapport ;
- Relire mon rapport ;
- Rendre mon rapport finalisé.
En agissant de la sorte, vous avancerez peut-être moins vite que d’autres, mais au moins vous avancerez. Et c’est bien cela le plus important ! De plus, à chaque fois que vous rayerez une sous-tâche de votre liste, vous visualiserez vos progrès. Vous ressentirez de la satisfaction, et cette énergie positive vous donnera l’élan nécessaire pour attaquer la tâche suivante.
3. Fixer des délais pour arrêter de procrastiner

Pour arrêter de procrastiner, il est primordial de s’engager à respecter un délai de réalisation pour chaque tâche. Si vous ne fixez pas de dates butoirs, vous aurez du mal à identifier vos priorités. Par conséquent, vous risquez de vous laisser déborder et de ne jamais passer à l’action. Reprenons l’exemple du rapport professionnel. Imaginez qu’on vous demande, le 1er juin, de rendre votre rapport pour la fin du mois. Pour vous assurer de finir votre travail dans les temps, écrivez le délai de réalisation à côté de chaque sous-tâche. Concrètement, cela pourrait donner :
- Rédiger le plan de mon rapport – date limite le 3 juin ;
- Rédiger l’introduction de mon rapport – date limite le 5 juin ;
- Rédiger la partie 1 de mon rapport – date limite le 13 juin ;
- Rédiger la partie 2 de mon rapport – date limite le 20 juin ;
- Rédiger la conclusion de mon rapport – date limite le 22 juin ;
- Mettre en page mon rapport – date limite le 25 juin ;
- Relire mon rapport – date limite le 27 juin ;
- Rendre mon rapport finalisé – date limite le 28 juin
En procédant ainsi, il vous restera même quelques jours pour gérer les imprévus. Vous vous épargnerez une bonne dose de stress en respectant les dates que vous vous êtes fixées. Cependant, estimez objectivement le temps nécessaire et engagez-vous uniquement sur des délais que vous pourrez tenir. Il vaut toujours mieux prévoir plus de temps que pas assez.
4. Se concentrer sur une seule tâche à la fois
La plupart des personnes sujettes à la procrastination ont la mauvaise habitude de faire plusieurs choses en même temps. De ce fait, elles perdent rapidement leur concentration et sont débordées par le temps qui passe. Finalement, elles reportent au lendemain ce qu’elles auraient pu finir aujourd’hui. Ce comportement est malheureusement contre-productif.
En effet, la concentration est une capacité complexe à maîtriser. Il est difficile de rester focalisé longtemps sur un seul sujet. Être multitâche est donc le meilleur moyen de ne jamais terminer ce qu’on a commencé. Par exemple, je n’aurais jamais terminé cet article si j’étais également en train de répondre à mes e-mails, de téléphoner et de scroller sur mon téléphone. Il vaut mieux travailler 30 minutes pleinement concentré sur une tâche que de passer plusieurs heures éparpillé sur deux sujets. Vous serez bien plus productif et n’aurez pas à remettre au lendemain ce que vous n’avez pas fini.
Ainsi, si vous faites deux choses à la fois, prenez le temps de vous arrêter. Reprenez la matrice d’Eisenhower puis identifiez la tâche la plus importante et la plus urgente. Dès que cela est clair dans votre esprit, terminez cette tâche avant de passer à la suivante. Si vous avez du mal à rester focalisé longtemps, ce n’est pas grave. Déterminez votre durée maximale de concentration et mettez en place des périodes de travail adaptées, en vous aidant d’un chronomètre si besoin.
5. Prévoir les éléments nécessaires à la réalisation d’une tâche
Lorsqu’on se lance dans une activité, le démarrage est souvent l’étape la plus difficile. Nous avons vu qu’il est important de détailler précisément une tâche pour pouvoir commencer rapidement. De la même manière, pour se mettre dans des conditions optimales, il est essentiel de prévoir tous les éléments nécessaires en amont. En anticipant, vous gagnerez un temps précieux et éviterez de procrastiner.
Par exemple, imaginons que vous décidiez d’aller à la piscine un samedi matin. Malheureusement, juste avant de partir, vous êtes incapable de retrouver votre maillot de bain. Par dépit, vous risquez très probablement d’annuler votre projet. Pour éviter cette situation, préparez votre sac le vendredi soir. Ainsi, tout sera en place pour démarrer votre activité dans de bonnes conditions. Le samedi matin, il ne vous restera plus qu’à passer à l’action.
Dans les moments cruciaux, perdre du temps à chercher ses affaires peut être source d’agacement, de stress et de frustration. Imaginons cette fois que vous ayez planifié une importante visioconférence. Assurez-vous la veille que votre matériel fonctionne et que vos notes sont à portée de main sur votre bureau. De cette manière, vous anticiperez les imprévus et éviterez un report de dernière minute.
6. Supprimer toutes les sources de distraction autour de soi

Un environnement de travail sain est primordial pour garder sa concentration. Il est très facile d’être perturbé par ce qui nous entoure, notamment par les notifications en tout genre. Ne pas céder à la tentation de les regarder demande un véritable effort.
Avant de commencer une tâche, supprimez donc les sources de distraction, telles que votre téléphone, votre boîte mail, votre télévision ou les réseaux sociaux. Vous éviterez ainsi de perdre de précieuses minutes en vous arrêtant pour prendre un appel, répondre à un message ou regarder une vidéo.
De la même manière, isolez-vous si possible dans un endroit calme pour ne pas être dérangé. N’hésitez pas à fermer la porte de votre bureau ou à mettre une musique propice à la concentration.
Une tâche qui vous prend normalement 30 minutes pourra facilement s’étirer sur plusieurs heures si vous êtes sans cesse interrompu. Le démarrage étant l’étape la plus coûteuse en énergie, casser votre rythme vous obligera à fournir un effort supplémentaire pour vous y remettre. À force, cela devient épuisant et votre productivité chute. Bien entendu, ne vous coupez pas du monde indéfiniment : bloquez simplement des créneaux dédiés pour vérifier vos e-mails ou consulter vos messages.
7. Définir des temps de pause pour s’aérer l’esprit
Travailler sans s’arrêter est contre-productif. Notre cerveau ne peut pas maintenir un niveau d’attention optimal indéfiniment ; il a besoin de se régénérer. Au bout d’un moment, la fatigue s’installe et l’envie de faire autre chose prend le dessus. Ainsi, les pauses nous sont indispensables, à condition d’être bien gérées.
Afin de travailler efficacement, il est nécessaire de planifier ses temps de pause. La méthode Pomodoro est un excellent outil pour y parvenir. Elle s’organise ainsi :
- Travailler 25 minutes sur une seule tâche ;
- Prendre 5 minutes de pause ;
- Répéter 4 fois les deux premières étapes ;
- Prendre une vraie pause de 15 à 30 minutes au bout de 4 cycles complets ;
- Recommencer à la première étape si nécessaire.
Idéalement, utilisez ces temps de pause pour une activité déconnectée de votre tâche en cours : marchez quelques minutes, étirez-vous, lisez un chapitre de livre ou discutez avec un proche. Voyez ces moments de détente comme une récompense et une source de motivation.
Sachez également que votre cerveau continue de fonctionner même quand vous relâchez votre attention. Vous avez probablement déjà bloqué sur un problème, pour finalement trouver la solution en prenant votre douche ou en vous réveillant le matin. Les temps de pause vous permettent de revenir avec un esprit plus clair, une prise de recul bénéfique et un regain d’énergie.
8. Arrêter de rechercher la perfection
Si nous manquons de vigilance, la quête de perfection peut rapidement devenir un frein. Cela ne signifie évidemment pas qu’il faut bâcler votre travail, mais plutôt qu’il est essentiel de faire la différence entre viser l’excellence et exiger la perfection.
Viser l’excellence, c’est vouloir donner le meilleur de soi-même. Rechercher la perfection, c’est refuser la moindre rature ou marge d’erreur. Pourtant, il est tout à fait possible de réaliser un travail de très grande qualité sans tomber dans le perfectionnisme à outrance.
Si vous placez la barre trop haut, vos objectifs vous paraîtront inatteignables. De même, si vous attendez indéfiniment d’avoir des conditions parfaites pour vous lancer, vous risquez de ne jamais démarrer. Par peur de l’échec ou de la critique, l’inaction s’installe. C’est le meilleur chemin pour nourrir la procrastination. Il est donc crucial d’apprendre à vous libérer du perfectionnisme.
Par exemple, si vous devez finaliser un projet, concentrez-vous sur l’essentiel et respectez les consignes sans vous épuiser sur des détails mineurs. Passer trop de temps sur du superflu génère une pression inutile et vous met en retard sur le reste de vos priorités. Mieux vaut un projet terminé et perfectible, qu’un projet parfait qui ne voit jamais le jour.
9. Éviter de se comparer aux autres

Idéalement, regarder ce que font les autres devrait être une source d’inspiration. Cependant, par manque de confiance, beaucoup y voient un moyen de se jauger. Ce comportement est souvent autodestructeur. En se comparant systématiquement à ceux qui semblent mieux réussir, il est très facile de développer un complexe d’infériorité.
Au lieu de se rassurer, on finit par se dévaloriser. Inconsciemment, la peur de ne pas être à la hauteur nous fige et nous pousse à procrastiner.
Pour retrouver votre élan, vous devez arrêter de vous comparer. Vous n’êtes en compétition avec personne. Chacun avance à son propre rythme, avec son bagage, ses forces et ses zones d’amélioration. Cultiver cet état d’esprit est fondamental pour renforcer votre estime de vous.
Lorsque vous démarrez un nouveau projet, il est normal de ne pas avoir le même niveau d’aisance qu’une personne experte dans ce domaine depuis dix ans. Vous êtes simplement à une étape différente. Transformez la réussite des autres en source de motivation, plutôt qu’en élément de comparaison bloquant. En acceptant votre propre rythme, le passage à l’action sera beaucoup plus fluide.
10. Ne pas hésiter à demander des conseils
Face à un blocage, nous avons parfois tendance à nous acharner seuls pendant des heures. Pourtant, si vous n’arrivez pas à avancer sur une tâche, il n’y a aucune honte à admettre que vous bloquez. Personne n’a la science infuse.
Dans ce genre de situation, au lieu de repousser la tâche indéfiniment, sollicitez l’avis de personnes plus expérimentées. Généralement, les gens sont flattés que l’on reconnaisse leur expertise et qu’on leur demande conseil.
Cette démarche proactive vous fera gagner un temps précieux. D’une part, vous débloquerez la situation rapidement. D’autre part, vous apprendrez et développerez de nouvelles compétences grâce à cet échange.
Ainsi, si vous rencontrez à nouveau une situation similaire à l’avenir, vous serez autonome. Au fur et à mesure, vous allez gagner en confiance et vous libérer de l’appréhension qui nourrit la procrastination.
Le mot de la fin
Arrêter de procrastiner est un cheminement sur le long terme. Ces 10 conseils n’ont pas vocation à agir comme une baguette magique, mais à vous fournir des outils concrets pour reprendre le contrôle. Les habitudes ancrées depuis des années ne s’effacent pas en un jour, et c’est tout à fait normal.
Cependant, avec un peu de méthode et de bienveillance envers vous-même, vous y arriverez sans aucun doute. Allez-y à votre rythme, étape par étape. Pour finir, gardez ceci en tête : pour avancer sereinement, faites-vous confiance et célébrez chacune de vos petites victoires !







Je n’ai plus l’âge de procrastiner et pourtant je continue à le faire par manque de confiance. Ces conseils vont m’aider à continuer à essayer de me comprendre et d’agir sans regret. C’est dur mais pas impossible.
Merci pour cet article, il m’a aidé à voir plus clair l’idée que je me faisais face à la procrastination.
Excellent article, bravo ! Je tiens à ajouter un point important … Pourquoi est-ce qu’on procrastine ? Bien souvent cette question est négligée et révèle pourtant la cause racine de la procrastination qui est souvent liée à un manque de clarté, une peur ou une défense.
En lisant ça je suis entrain de pricrastiner….
Pas utile a mon sens
Merci pour cet article. Je trouve néanmoins qu’il y a un point qui manque souvent dans les articles sur la procrastination : la dimension psychologique.
Je rencontre pas mal de personnes qui font « tout bien » sur le papier et respectent tous les conseils du genre lister ses tâches, faire des pauses, etc, mais qui procrastinent toujours à fond.
Tous les comportements que nous avons ont une utilité pour nous. La procrastination est bien souvent un moyen de défense et si on ne trouve pas « contre quoi » et « comment », toutes les bonnes pratiques restent souvent inefficaces.