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Comment mieux apprendre avec le mind mapping ?

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Maj le
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L'essentiel en 30 secondes

L'essentiel en 30s

Vous cherchez à mieux retenir l’information et à organiser vos idées efficacement ? Découvrez le mind mapping, une méthode visuelle redoutable pour booster votre mémoire et donner vie à vos projets.

  • Clarifiez vos pensées en transformant des concepts complexes en schémas clairs et accessibles.
  • Appropriez-vous l’information durablement grâce à la puissance des associations d’idées.
  • Suivez 4 étapes simples pour concevoir un outil d’apprentissage sur-mesure qui vous ressemble.
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« Une image vaut mille mots. » – Confucius

Le mind mapping est très en vogue en ce moment. Lorsque l’on parle de mémorisation et d’apprentissage, ce sujet revient immanquablement au cœur des discussions. Mais le mind mapping (ou mind map), qu’est-ce que c’est exactement ?

Une mind map (aussi appelée carte heuristique ou carte mentale) est une méthode très efficace pour condenser des informations complexes en un diagramme visuellement attrayant. C’est un concept utilisé depuis des siècles, qui a été popularisé par le psychologue Tony Buzan dans les années 70.

Pour lui, les résumés « traditionnels » nous forcent à apprendre de gauche à droite et de haut en bas, tandis qu’en réalité, notre cerveau a tendance à apprendre en « photographiant » des pages entières.

Le principal avantage de créer une mind map est de pouvoir vous approprier les informations, de jouer avec et de les organiser. Expérimenter et jongler avec vos informations vous aidera à mieux les retenir, tout comme nous l’avions vu dans le Cône d’Apprentissage.

L’autre avantage est de pouvoir retrouver une information très rapidement tout en la liant à d’autres, à la manière d’une toile d’araignée. En prime, si vous êtes de nature créative, vous pourrez composer votre propre mind map avec des couleurs, des images, des icônes, etc. Vous pourrez donc laisser libre cours à votre imagination.

Des exemples concrets de mind maps

Passons à un exemple concret. Imaginons qu’améliorer votre sommeil vous intéresse, et que vous cherchez à vous rappeler les points importants de l’article « 7 Façons d’améliorer votre sommeil et vous libérer de l’insomnie« . Construire une mind map est parfaitement adapté à cet objectif.

Pour créer votre mind map, il suffit de noter chaque point autour du sujet principal (ici « Bien dormir »), puis de faire une synthèse des éléments abordés dans chaque section. Puisqu’une image vaut mille mots, voici ce que j’ai pu produire en ligne avec Framindmap (cliquez pour l’agrandir) :

Exemple de mind map sur le sommeil créée avec Framindmap

Comme vous le voyez, on peut arriver à un résultat très intéressant. La majorité des points abordés y figurent et cette carte est bien plus facile à lire que l’article en entier. J’en ai également profité pour ajouter quelques icônes en lien avec les éléments traités.

Bien que cette mind map soit tout à fait valable, je pense que l’on peut faire encore mieux en la simplifiant. Mais pour cela, il va falloir changer de logiciel. J’ai utilisé ici la version gratuite de Mindomo (limitée à 40 éléments) pour réaliser la mind map suivante (cliquez pour agrandir) :

Exemple de mind map visuelle créée avec Mindomo

Vous remarquerez que j’ai transformé les points principaux (les sous-titres de l’article) en images. J’ai même repris certaines images d’illustration telles quelles. L’intérêt ? Faire en sorte d’ancrer un peu mieux les informations.

Après tout, lorsque vous avez lu l’article, vous avez également vu les images utilisées. Et pour le cerveau, les images sont plus faciles à retenir qu’un long discours. Ainsi, elles servent de points d’ancrage et vous permettent de retrouver facilement les informations qui y sont liées.

D’autre part, j’ai utilisé d’autres illustrations qui me semblaient parlantes par rapport aux sujets abordés. Vous pouvez bien entendu composer vos propres images, et je vous invite vivement à le faire. Une mind map est avant tout un travail personnel, qui vous ressemble et qui est personnalisé pour vous, et vous seul(e) !

💡 Ressource offerte : Téléchargez gratuitement la méthode complète pour vous organiser sans vous épuiser.

Comment créer votre propre mind map en 4 étapes

Maintenant que nous avons vu à quoi ressemble une mind map, nous allons voir comment elle se construit. Voici 4 étapes (dont une optionnelle) pour créer une mind map véritablement efficace.

1. Choisissez le bon support pour votre créativité

Matériel et supports pour créer une mind map

Une mind map peut être réalisée sur n’importe quel support. Cela ne dépend que de vos préférences et envies du moment. Par exemple :

  • Vous pouvez construire votre mind map sur une simple feuille, avec un stylo et/ou des feutres.
  • Vous pouvez aussi la faire via des logiciels ou en ligne. Je vous conseille les deux outils vus plus haut : Framindmap pour une mind map principalement textuelle, ou Mindomo pour une version plus élaborée avec des images, des sons, des vidéos, des liens, etc.
  • Vous pouvez la construire physiquement sur un tableau en liège. Cela vous rappelle quelque chose ? Eh oui, le tableau de visualisation est en réalité une mind map !

Vous verrez également sur internet des exemples de mind maps ultra-colorées, avec des pictogrammes et des dessins un peu partout. Gardez à l’esprit qu’une carte mentale peut se faire avec un simple stylo et une feuille : il n’y a pas d’obligation d’utiliser des couleurs ou des dessins.

Si la simplicité vous attire, restez simple. Ne vous sentez pas obligé(e) de faire une œuvre d’art. Après tout, l’objectif est de retenir les informations, pas de remporter un concours de dessin.

Si vous souhaitez concevoir ou partager votre mind map avec d’autres personnes (dans le cas d’un projet collaboratif, par exemple), je vous conseille d’utiliser un outil de mind mapping en ligne (ex : Mindmup).

Vous avez choisi votre support ? C’est parfait. Nous allons à présent définir le bon sujet.

2. Définissez le sujet principal et ses associations

Trouver le sujet principal d'une carte mentale

Votre mind map va être composée d’un sujet principal et de plusieurs sujets secondaires. Il est donc fondamental de bien choisir son sujet principal, car il sera l’élément central autour duquel votre réflexion va se construire. Ce sujet se place d’ailleurs au centre de votre feuille ou de votre espace de travail numérique.

Ce sujet principal doit être concis, un mot ou deux tout au plus. Si votre thème est « L’intérêt de bien manger pour sa santé au quotidien », vous pouvez le résumer par « Bien manger », par exemple. Une fois le sujet posé, il ne vous reste plus qu’à l’entourer. Vous pouvez également lui attribuer une couleur particulière pour qu’il soit bien visible.

Votre sujet principal n’est évidemment pas seul. Il est temps de lister tous les sujets secondaires qui y sont liés. Pour cela, vous allez commencer par faire la liste de toutes les associations possibles avec votre sujet central en vous posant des questions. Reprenons notre exemple « Bien manger ». Que signifie pour moi « bien manger » ?

  • Bien manger signifie avoir une alimentation variée et équilibrée, composée principalement de fruits et légumes.
  • Bien manger signifie éviter les aliments très caloriques.
  • Bien manger signifie prendre le temps de s’asseoir et de manger en conscience, en mâchant bien.
  • Bien manger signifie ne pas acheter de produits ultra-transformés.
  • Bien manger signifie acheter des produits frais et de bonne qualité, provenant d’une agriculture biologique et respectueuse de l’environnement.
  • Bien manger signifie créer une ambiance agréable au cours du repas, sortir de belles assiettes et de beaux couverts.
  • Bien manger signifie veiller à utiliser des ustensiles de cuisine avec des matériaux non toxiques.
  • Bien manger signifie cuisiner aux bonnes températures, pour conserver les nutriments et éviter la formation de sous-produits dangereux pour la santé.
  • Etc.

De ce vaste sujet, quelques thématiques secondaires commencent à se dégager. Nous avons déjà « Les aliments » eux-mêmes, le « Cadre du repas », des « Plats sains » et la « Cuisine ». Ces sujets secondaires sont ensuite synthétisés en quelques mots pour n’en garder que l’essentiel.

Si vous remarquez que des sujets très proches vous viennent à l’esprit, comme « alimentation peu calorique » et « alimentation nutritive », vous pouvez les fusionner pour donner « Repas sains ».

À ce stade, vous n’avez pas besoin de tracer de liens entre les différents sujets. L’intérêt est simplement de faire la liste de toutes les idées qui vous viennent à l’esprit sur une feuille de brouillon, puis de les regrouper. Si des mind maps existent déjà sur votre sujet sur internet (souvent en anglais), n’hésitez pas à vous en inspirer.

Vous devriez à présent vous retrouver avec un maximum d’une dizaine de sujets secondaires.

Je vous conseille de ne pas dépasser cette limite, sinon votre carte risquerait d’être trop complexe et vous perdriez tous les bénéfices de la méthode. Si vous avez trop d’idées, cela signifie que votre sujet principal est trop vaste et qu’il est nécessaire de le découper en plusieurs mind maps.

Vous avez à présent un sujet principal et un certain nombre de sujets secondaires. Vous pouvez les placer autour de votre sujet central comme je l’ai fait avec la mind map sur le sommeil, ou choisir une autre disposition. L’important est de toujours laisser votre sujet principal en évidence et facilement discernable du reste.

Tout commence à prendre forme. Nous allons passer à l’étape suivante : les embranchements.

3. Créez les embranchements secondaires

Création d'embranchements pour une mind map

À partir de là, chaque sujet secondaire doit être traité comme un sous-sujet principal. Vous allez donc pouvoir détailler davantage ces thématiques à partir des informations découvertes plus haut.

Par exemple, prenons le sujet secondaire « Les aliments ». Nous avons vu qu’ils étaient liés à plusieurs notions : leur culture (agriculture biologique), leur teneur nutritive (peu calorique), et leur fraîcheur. Mais nous pouvons aller plus loin en nous posant les bonnes questions.

La méthode Q.Q.O.Q.C.P. (Qui, Quoi, Où, Quand, Comment, Combien, Pourquoi) va nous être très utile :

  • Qui : « Chez qui dois-je acheter mes aliments ? »
  • Quand : « De quand doivent dater mes aliments (saisonnalité, fraîcheur) ? »
  • : « Où dois-je aller faire mes courses ? »
  • Quoi : « Quels doivent être mes aliments privilégiés ? »
  • Comment : « Comment doivent être cultivés/préparés mes aliments ? »
  • Combien : « De quelle quantité ai-je besoin ? »
  • Pourquoi : « Quelles raisons motivent mes choix alimentaires ? »

Instinctivement, vous visualisez déjà des réponses. Ce sont elles qui vont former les embranchements directement liés aux sujets secondaires. Par exemple, en répondant à « Chez qui dois-je acheter mes aliments ? », vous pourriez tracer un trait du sujet secondaire « Les aliments » vers le mot « Producteur local ». Et ainsi de suite.

Bien entendu, la méthode des questions ouvertes n’est pas la seule façon d’approfondir vos sujets. Vous pouvez utiliser d’autres méthodes de brainstorming qui vous semblent appropriées.

Y a-t-il une limite d’embranchements ? La seule limite est la lisibilité. Si vous n’arrivez plus à vous y retrouver, c’est que votre mind map est trop surchargée.

Dans ce cas, n’hésitez pas à la refaire plus clairement. Regroupez les idées similaires et trouvez des mots-clés plus évocateurs pour synthétiser vos concepts.

4. Optionnel : Illustrez votre carte mentale

Votre mind map est à présent terminée. Vous pouvez vous arrêter là si le résultat vous convient, ou bien la mettre en images. Les mind maps illustrées permettent de condenser encore plus d’informations tout en facilitant la mémorisation.

Une image est avant tout une représentation d’un ou de plusieurs concepts sous forme visuelle. Elle demande moins d’effort d’analyse à votre cerveau qu’un texte qu’il doit décoder. C’est pour cette raison que nous les utilisons partout au quotidien (panneaux routiers, pictogrammes de sécurité, etc.).

Les images sont redoutablement efficaces pour l’apprentissage, particulièrement si vous avez une mémoire visuelle (voir le modèle VAKOG).

Trois choix s’offrent à vous :

  • Ajouter des pictogrammes, icônes ou smileys à vos contenus textuels, comme sur ma première mind map Framindmap.
  • Remplacer totalement par des images le sujet principal, les sujets secondaires et les embranchements (vous pouvez même les dessiner vous-même !).
  • Faire un mix des deux, comme dans ma seconde mind map pour « bien dormir ».

Certains sujets se prêtent mieux que d’autres à l’illustration. Pour un sujet concret, vous trouverez facilement des visuels. En revanche, si le sujet est très abstrait, l’exercice sera plus délicat.

Pour vos recherches d’images, je vous conseille Google Images ou Yandex Images (souvent plus exhaustif), en tapant le mot-clé de votre concept.

Attention : ne prenez pas la première image venue. Choisissez celle qui résonne le plus en vous lorsque vous pensez à ce concept. C’est elle qui vous aidera à déclencher votre mémoire. Privilégiez des images simples et de bonne qualité. Évitez les visuels qui mélangent plusieurs idées (si vous cherchez le concept « pomme », une pomme seule est plus efficace qu’une corbeille de fruits).

Prêt à adopter le mind mapping ?

La mind map est un outil créatif et redoutablement pratique pour retenir des informations complexes. L’investissement en temps nécessaire à sa conception est très vite rentabilisé par la réduction du temps d’apprentissage qu’elle permet.

Le mind mapping est bénéfique pour les enfants (qui adorent son côté ludique), les étudiants, les entrepreneurs (pour structurer leurs projets), et toute personne souhaitant synthétiser et mémoriser un sujet spécifique.

D’ailleurs, certaines études récentes ont démontré que le mind mapping offre de meilleurs résultats de mémorisation qu’un résumé textuel classique. Personnellement, je l’utilise dès qu’un sujet m’intéresse particulièrement et que je souhaite l’ancrer dans ma mémoire.

Et vous, comment comptez-vous utiliser le mind mapping dans votre quotidien ? Si vous l’utilisez déjà, avez-vous des astuces pour améliorer vos mind maps ? Partagez votre expérience dans les commentaires !

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager avec votre entourage :) !
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Adam Fartassi

Jeune hypnothérapeute passionné de développement personnel, je vogue sur le web pour vous transmettre les meilleures méthodes pour changer de vie. Visez l'excellence, et renouez aujourd'hui avec votre fabuleux potentiel !

2 Commentaires

  1. Avatar photo
    Lucien

    Merci pour ces informations. L’outil que je trouve le plus adapté pour faire des cartes mentales est l’ipad : feuille infinie et on peut le faire à la main (ce qui me permet un peu plus de créativité).

    C’est idéal pour brainstormer et trouver des idées :)

    Répondre
  2. Avatar photo
    Dandine

    Bonjour !
    Merci pour votre article sur le Mind Mapping !
    Je « map » une centaine de livres professionnels par an et j’en ai fait un guide + une formation spécifique.
    Car quand on sait que pratiquement personne ne lit de livre de Développement personnel + on ne retient que 10% de ce qu’on lit c’est pas facile de faire changer les gens et la Société ! ;-)
    A votre disposition pour parler « Partenariat »

    Répondre

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